Kamel Rezig : «Tout spéculateur sera traduit en justice»

Le ministre du Commerce et de la promotion des  exportations, Kamel Rezig, a assuré, samedi à Oran, que la nouvelle loi contre la spéculation « sera appliquée à la lettre et toute personne  stockant l’huile à des fins spéculatives sera traduite en justice ».

En marge de sa visite à l’usine de production d’huile alimentaire « Afia »  dans la commune de Hassi Bounif et l’usine « Sim » de broyage de graines oléagineuses et de raffinage des huiles alimentaires, basée dans la zone de Hamoul, le ministre a indiqué que la loi a été publiée dans le Journal Officiel et sera appliquée « à la lettre ». « Tout commerçant ou propriétaire de local stockant l’huile à des fins spéculatives sera traduit en justice », a-t-il déclaré.
D’autre part, les citoyens stockant ce produit à large consommation à des fins spéculatives seront également poursuivis en justice, soulignant à ce  propos que son département et les services de sécurité « sont résolus à traduire devant la justice tout spéculateur et ce, dans le cadre de la  nouvelle loi contre la spéculation ».
Par ailleurs, M. Rezig a estimé que « la spéculation et la frénésie de certains citoyens pour ce produit de large consommation ont causé sa pénurie et sa raréfaction dans de nombreuses wilayas du pays », démentant l’existence d’une quelconque crise d’huile. « En fait, il y existe plutôt une forte demande et une pression sur ce produit », a-t-il expliqué.
A ce propos, le ministre a indiqué que ce produit est disponible en quantités suffisantes, mais les spéculateurs et quelques rumeurs colportées sur une prétendue pénurie de ce produit ont poussé de nombreux citoyens à changer leurs comportements de consommation et à stocker ce produit, ce qui s’est traduit directement sur le marché, occasionnant une grande pression sur cette matière.
Le ministre a également affirmé que sa visite à Oran est intervenue pour informer les citoyens sur les énormes quantités produites et mises sur le  marché, notant que les besoins quotidiens de ce produit sont de 1.600 tonnes alors que la production quotidienne d’huile se situe entre 2.500 et 3.000 tonnes.
A ce propos, le ministre a estimé qu’ »il est étonnant que nous produisions toute cette quantité d’huile et injectée dans le marché, alors que beaucoup parlent de rareté ». « En réalité, le problème réside dans la spéculation et les mauvais comportements de quelques citoyens et non pas dans la production », a-t-il ajouté.
Exploitation d’enfants et de mineurs à des fins de spéculation 
L’usine de production d’huile alimentaire « Afia » de Hassi Bounif produit environ 600 tonnes quotidiennement, alors que l’usine « Sim » de Hamoul assure une production quotidienne de 720 tonnes. Lors de sa visite à ces deux unités, le ministre s’est enquis des lignes de production, de stockage et de distribution. Il est à noter que des unités de production d’huile alimentaire sont  implantées à Alger, Oran, Bejaïa, Annaba, Oum Bouaghi et Mascara. Des instructions ont été données à leurs responsables pour augmenter la  capacité de distribution à plus de 3.000 tonnes/jour, de façon à dépasser les besoins nationaux, selon Kamel Rezig.
Concernant l’interdiction de vente de ce produit aux mineurs, le ministre a confirmé l’information, relevant que « l’exploitation d’enfants et de mineurs à des fins de spéculation a été enregistrée et que des individus les envoient pour acheter quotidiennement ce produit en grandes quantités,  chose qui a également causé une certaine rareté ».
Le ministre du Commerce et de la promotion des exportations avait, dans la matinée, procédé à l’ouverture du salon des échanges commerciaux et
d’investissements algéro-turcs organisé par l’agence « SOS Event », en collaboration avec l’ALGEX, avec la participation de 50 exposants des deux pays.