Kaouthar Krikou à la Radio nationale : «La société civile, un pilier central»

La ministre de la Solidarité, de Famille et de la Condition de la femme a mis en avant le rôle des associations dans l’accompagnement et la prise en charge des préoccupations de la société.

Intervenant, ce dimanche, sur les ondes de la Radio Chaîne I, Mme Kaouthar Krikou a rappelé que la société civile a toujours été un partenaire pour le ministère de la Solidarité dans la prise en charge des catégories vulnérables. L’invité de la radio a mis l’accent sur le rôle des associations dans l’organisation de la société, notamment durant les périodes de crise.
«Pour notre secteur, la société civile est considérée comme un pilier central pour la réussite et la concrétisation de notre stratégie», a-t-elle affirmé.
La preuve en est. Son secteur et le l’Observatoire national de la société civile ont lancé, avant-hier, à Alger, un programme de formation, placée sous le thème «la société civile accompagnement et formation», au profit des associations visant à renforcer leur rôle dans l’action solidaire et sociale et promouvoir leur contribution aux différents domaines de développement durable. Selon elle, des sessions régulières de formation seront organisées au niveau national et régional et qui seront assurées par les 257 cellules de proximité relevant du secteur de la solidarité nationale, en se basant sur plusieurs axes.
Le premier axe, a-t-elle expliqué, tourne autour de la sensibilisation et d’information sur, par exemple, les catastrophes naturelles les intoxications alimentaires, les incendies.  Le deuxième axe concerne les opérations de solidarité et leur encadrement pour déterminer les vraies personnes dans le besoin. Il sera aussi question de la vulgarisation du ???pour l’insertion économique de la femme, notamment celle qui habite dans les zones rurales et les femmes au foyer pour les aider à être financièrement indépendante.  «Ce programme reflète la volonté politique, conformément à la décision du Président de la République, de soutenir et renforcer l’implication de la femme rurales et de la  femme au foyer dans la production nationale», a-t-elle soutenu. Dans ce cadre, et pour rappel, évoquant les statistiques de l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM), 32% des femmes qui habitent dans des zones rurales et 76% des femmes au foyer ont bénéficié d’un microcrédit.
Protection de l’enfance : l’Algérie est pionnière
A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de l’enfance, Mme Krikou  a indiqué que l’Algérie a mobilisé des moyens colossaux pour la protection de l’enfance.  Que ce soit dans la Constitution, dans les textes de loi ou à travers des organismes qui leur sont dédiés, l’enfant algérien est toujours au centre des préoccupations de l’Etat. «L’Algérie a été parmi les premiers pays qui ont signé et approuvé les conventions universelles portant sur le respect des droits de l’enfant. Nous sommes le premier pays à avoir consacré une loi en juillet 2015 relative à la protection des enfants», a-t-elle dit.
D’ailleurs, cet acquis est considéré par l’expert comme une avancée majeure en matière de protection des enfants. En plus de la protection sociale des enfants, les autorités veillent à la promotion et l’accompagnement de l’innovation en faveur des enfants. Une démarche qui, selon elle, consiste à mettre en valeur les idées novatrices des enfants à l’ère des avancées technologiques. Depuis quelques années, l’encouragement de la créativité chez l’enfant est une nouvelle manière d’agir en s’adaptant à toutes les avancées technologiques. La ministre a appelé à une solidarité intersectorielle efficace en renforçant cet état d’esprit pour que ces enfants vivent et grandissent en sécurité, en bonne santé, instruits et résilients.
Samira Belabed