Khroub : Le secteur de la santé malade de ses structures !

Alarmant ou trop alarmiste le communiqué de l Association nationale de la santé et des affaires sociales conviant les professionnels de la santé, le PAPC, les représentants du mouvement associatif à une rencontre qui s’est tenue en milieu d’après-midi de jeudi dernier au sein du centre culturel M’hamed Lyazid du Khroub ?

Un communiqué qui dépeint l’état plus que déplorable dans lequel se trouverait l’Etablissement public hospitalier d’une petite commune désormais dépassée par un fulgurant développement ? S’il est vrai que les propos contenus sont plutôt d’une grande virulence il n’en est pas moins demeuré que sur le plan du discours officiellement tenu par Mr. A. Benkhelaf représentant l’Observatoire national de la société civile, la vice-présidente de l’APC chargée de l’hygiène, le social et l’environnement, le président de l’ANSS était tempéré quoique les vérités formulées par les quelques intervenants parmi les professionnels de la santé n’ont pas été démenties.
Des propos choquant quand seront évoquées des cas de figure pour le moins sidérants tel la présence de félidés (chats) dans les salles de la maternité et cela allait en devenir encore plus inquiétant quand une agente de l’administration parlera de nouveaux nés agressés par lesdits animaux. Une information édulcorée par une responsable de l’EPH qui n’en admettra pas l’authenticité confirmant la présence de chats à hauteur de la maternité sauf qu’ils ne se seraient jamais attaqués aux nourrissons quoi que se nourrissant des placentas (sic). La joute verbale entre les deux personnes durera.
L’assistance saura également que le talon d’Achille de l’EPH Khroub serait le service des urgences médico-chirurgicales «Si tant est que pourrait-il être ainsi qualifié le service dans la mesure où sur l’ensemble du territoire toutes les structures du genre sont logées à la même enseigne » assènera le Dr. Djebassi El-Hadi lequel ajoutera qu’en fait « …il y aurait comme un profond décalage entre la notion universelle de l’urgence en matière médicale et celle telle qu’elle est perçue dans notre pays » et le médecin d’expliquer à l’assistance que «Urgentiste est une spécialité qui n’a jamais existé en tant que telle en Algérie. La preuve, s’il est vrai qu’il existe dans tout établissement hospitalier des urgences, les services en question fonctionnent selon un principe de rotation d’un ou de médecins toutes autres spécialités confondues à l’exception d’urgentiste de métier. D’ailleurs serait-il important et surtout impératif de souligner que l’ensemble de l’équipe constituant le service doit avoir été formé en ce sens, autrement dit du personnel médical à celui paramédical tous grades confondus ».
Le représentant de l’Observatoire national de la société civile se dira convaincu par les messages des différents intervenants s’engageant dans la foulée à faire en sorte que les préoccupations de l’ensemble de la famille de la santé parviennent en «haut lieu ». En ce qui le concerne, le représentant de l’association de la Santé et des affaires sociales forçant le trait sur la situation de détresse que vivent les travailleurs de l’EPH de manière particulière et le secteur de la santé à hauteur de la ville du Khroub laissera entendre au représentant évoqué qu’il y a effectivement…urgence. Histoire, sans nul doute, de souligner à son intention que l’heure est effectivement grave en ce sens qu’au-delà d’un ou de deux points sur lesquels se sont attardés les débats plusieurs autres difficultés risquent de le (secteur) mener à une inévitable…implosion.
Abdelhamid Lemili