La « Coalition citoyenne pour le Sahel » appelle à réorienter les priorités

La « Coalition citoyenne pour le Sahel » appelle à  réorienter les priorités pour répondre plus efficacement à la crise dans la région en privilégiant la protection des civils et une solution politique à même de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité, la réponse à l’urgence humanitaire et la « lutte contre l’impunité », selon un communiqué de la coalition.

Dans son communiqué publié après l’attaque terroriste qui a fait plus de 140 morts au Niger dans les régions de Tahoua et de Tillabery (ouest), la Coalition a fait savoir que ces priorités feront l’objet de « recommandations concrètes et quantifiables aux gouvernements de la région  et leurs partenaires internationaux, dans un rapport intitulé « Sahel: Ce qui doit changer – Pour une nouvelle approche centrée sur les besoins des  populations » et qui sera publié le 15 avril. La « Coalition citoyenne pour le Sahel » a fermement condamné les récentes attaques meurtrières contre les populations civiles au Niger dans les  régions de Tahoua et de Tillabery, dans l’ouest du pays.  « Ces tragiques événements, qui font suite à la mort de plus de 100 civils dans une série d’attaques début janvier, rappellent l’urgence qu’il y a à faire de la protection des civils la première priorité de la réponse à la crise multidimensionnelle au Centre du Sahel (Niger, mais aussi Mali et Burkina Faso) », a indiqué la coalition dans son communiqué. Ces attaques « horribles » au Niger marquent l’échec d’une « stratégie de sécurité qui a donné la priorité à la neutralisation des terroristes plutôt qu’à l’investissement dans des actions visant à assurer une sécurité durable aux populations sahéliennes. Il est urgent d’adopter une nouvelle approche, non seulement dans les déclarations politiques mais aussi dans les actions », a indiqué le président de l’Association Nigérienne de Défense des Droits de l’Homme, Sita Adamou, membre de la Coalition citoyenne. Les attaques menées le 21 mars contre des villages de la région de Tahoua, au Niger, ont tué « 141 personnes », selon un dernier bilan du gouvernement nigérien.