la DGSN : 4.616 cas recensés

La Direction de la police judiciaire de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a enregistré 4.616 cas de violence à l’encontre des femmes pour les neuf premiers mois de l’année en cours. Des chiffres qui nous ont été communiqués par l’officier principal de police à la direction de police judiciaire, Faysal Ben Halima. Les services de traitement des affaires de violence contre les femmes à la même direction ont relevé que la violence physique occupe la tête du classement avec 3.404 victimes, soit un taux de 80%, suivie par 1.036 cas de maltraitance. La violence sexuelle représente 48 cas, le harcèlement sur la voie publique compte 46 cas, le harcèlement sexuel, 34 cas, les enlèvements, 13 cas et 1 cas d’exploitation sexuelle et économique. Notre interlocuteur a fait remarquer que homicides ont été enregistrés (48 cas en 2021), les coups et blessures entraînant la mort, 4 cas, et 3 tentatives d’homicide contre 13 en 2021. Sur la relation entre la victime et son agresseur, l’officier a précisé que 1.881 des cas impliquent des personnes étrangères suivis des époux avec 1.404 cas, les pères avec 41 cas, les frères avec 261 victimes, les fils avec 211 cas, autres membres de la famille, 657 cas, les fiancés, 42 cas et les amants, 130 victimes. Ces violences ont été commises par 4.627 personnes, dont 2.574 ont un lien familial avec la victime. Interrogé sur le mobile de ces agressions, l’officier a fait savoir que les problèmes sociaux sont le premier motif d’agression. Le même responsable a annoncé que le phénomène de la violence à l’égard des femmes a connu une légère baisse par rapport à la même période de l’année passée. L’officier principal de police Ben Halima a, par ailleurs, indiqué que dans le cadre de la célébration des journées mondiales d’élimination de la violence à l’égard des femmes et des droits de l’enfance, que les services de la DGSN et de la Gendarmerie nationale ont organisé une journée d’étude au niveau de l’école de police Taibi Mohamed de Sidi Bel-Abbès. Les représentants des deux corps de sécurité ont passé en revue les activités des services opérationnels dans le domaine de la protection des droits de l’enfant et de l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Les deux directions ont abordé les mécanismes de coordination opérationnelle dans les domaines de protection des catégories vulnérables. A cette occasion, une session de formation de trois jours a été également organisée au profit des inspecteurs principaux de police judiciaire de la région de l’Ouest. Elle a porté sur les nouvelles techniques de recherche et d’enquête sur les femmes victimes de violence avec la participation des représentants des ministères de la Justice et de la Solidarité nationale et le commandement de la Gendarmerie nationale. La DGSN redouble d’effort pour mieux s’occuper des femmes et de leurs enfants. «La violence à l’encontre des femmes et des enfants nous concerne tous. La femme ne doit plus subir en silence», a conclu l’officier principal.

S. B.