La FAF tiendra son AG ordinaire demain : Une assemblée sous haute tension ?

C’est demain (jeudi), à partir de 10h, que la Fédération algérienne de football (FAF) tiendra son assemblée générale ordinaire (AGO) à l’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration d’Aïn Benian.

L’ordre du jour des travaux de cette AGO s’articulera autour de deux points essentiels, à savoir l’adoption des bilans moral et financier de l’exercice 2021, ainsi que la préparation de l’assemblée générale élective du 7 juillet. Une occasion pour le président démissionnaire, Charaf Edine Amara, de faire passer ses bilans et se retirer officiellement comme convenu. Ce qui met fin à la rumeur faisant état de l’installation d’un directoire afin de gérer les affaires courantes de la fédération pendant deux mois en attendant l’élection d’un nouveau président.
A noter que seul Amar Bahloul a annoncé son intention de déposer son dossier de candidature pour succéder à Amara qui avait, rappelle-t-on, annoncé sa démission le 31 mars dernier avant de se rétracter et de reporter son départ jusqu’à la tenue de l’assemblée générale ordinaire. On parle également d’autres candidats, à l’image de Walid Sadi, l’ancien membre de bureau fédéral, et de Djahid Zefizef, l’actuel manager général de l’EN, mais pour l’heure il n’y a rien d’officiel. En attendant, cette AGO, qui devrait se tenir avec une composante amoindrie, risque d’être agitée compte tenu de la montée au créneau, ces derniers jours, des opposants au président de la FAF pour décrier la gestion des affaires de l’instance faitière du football national, et ils sont nombreux. A commencer par les présidents des clubs de Ligue 2, interdits d’assister aux travaux de cette assemblée (à l’exception de la JSMS et l’ASAM, reléguées l’été dernier seulement au palier inférieur).
Présent à la réunion, organisée samedi dernier à l’hôtel les Capucines à Alger, sur initiative de l’USMH, le patron de l’US Chaouia, Abdelmadjid Yahi, a, d’ailleurs, promis de réagir. Se sentant marginalisé, il estime qu’il a le droit d’assister à l’AGO et d’assumer son rôle de membre via son club, mais aussi de président de la commission électorale. De son côté, Mounir Debichi, le SG de la FAF, défend le contenu de l’article 82 qui prévoit que les clubs perdent leur qualité de club professionnel 2 années après leur rétrogradation.
Ce que Yahi et son clan rejettent énergiquement, d’autant que selon eux, l’article en question parle d’une rétrogradation en DNA, et pas en Ligue 2 dépendant de la LNFA. En tout cas, Abdelmadjid Yahi est allé jusqu’à menacer de saisir le TAS afin de se voir rétablir dans son droit. Il y a aussi les deux membres du bureau fédéral, Amar Bahloul et Mouldi Aïssaoui, dont la présence à cette AGO dépend de la décision de la commission d’éthique de la FAF car étant sous le coup d’une suspension pour une affaire d’atteinte répétée à l’obligation de réserve.
Ne bénéficiant apparemment plus du soutien de la tutelle, le P-DG du groupe Madar Holding, sous les feux nourris des critiques, aura visiblement fort affaire pour faire passer ses bilans devant une opposition qu’on dit farouche. Le risque de chauffer à Aïn Benian n’est pas à écarter.
 Mehdi F.