La hidjama tolérée

Parmi les questions que les jeûneurs se posent habituellement durant le mois de Ramadan, figurent la pratique de la hidjama, l’utilisation du khôl, l’administration des collyres et injections. On s’interroge aussi sur  le fait de manger et ou de boire pendant le jeûne par oubli.

Selon l’imam Ali Chaïb, il a été prouvé que le prophète Mohamed (QSSSL) pratiquait la hidjama alors qu’il était en plein jeûne. «Ce qui signifie qu’elle est tolérée au cours du mois de ramadan. Dans un hadtih, le Prophète, QSSSL, dit que trois facteurs n’invalident pas le jeûne : le vomissement involontaire, la hidjama et les rêves érotiques. Dans ce dernier cas, le jeûne reste valide, mais pas la prière. Les grandes ablutions sont nécessaires», précise-t-il. Au passage, il  recommande aux personnes faibles de ne pas effectuer la hidjama la journée, mais plutôt dans la soirée.
Pour ce qui est des injections, explique-t-il, se référant aux interprétations de l’imam Malek, il pense qu’il vaudra s’abstenir. «D’après l’imam Malek, si le liquide injecté arrive au sang, cela devient comme une forme de nourriture et  par conséquent le jeûne est invalide. Au fait, tout ce qui va dans le sang et l’estomac invalide le jeûne», explique-t-il. Tout ce qui atteint la gorge également, les collyres notamment. «Dans un hadith, le prophète n’interdit pas l’usage du khôl pendant le jeûne, mais prohibe toute substance qui parvient à la gorge par l’intermédiaire du nez, comme le tabac à priser», renchérit notre interlocuteur. L’imam Malek estime qu’il vaut mieux ne pas utiliser le khôl, car dans certains cas, il peut atteindre l’estomac. Il soutiendra, par ailleurs, que manger et boire durant le mois de Ramadhan par oubli, n’a aucun incidence sur le jeûne. Dans ce cas précis, fait-il savoir, le jeûneur n’est pas soumis à un rattrapage de jeûne  ni à une expiation.
«Quand nous mangeons ou buvons par oubli, c’est comme si Dieu nous nourrissait et étanchait notre soif. C’est ce que le prophète assure dans ce hadith : ‘‘Quiconque jeûne, puis mange ou boit par oubli, qu’il termine son jeûne, car c’est Allah qui l’a nourri et abreuvé’’», conclut-il.
Farida Belkhiri