La société civile : Un partenaire essentiel

La société civile est appelée à s’impliquer davantage dans la protection de l’environnement dans un contexte marqué par les changements climatiques et la dégradation des écosystèmes naturels.
Pour le président de l’Association nationale du volontariat, Ahmed Malha, «la protection de l’environnement devient une urgence face à toutes les menaces». Toutefois, elle n’est pas uniquement l’affaire d’une personne. «La société civile est un acteur majeur dans la sensibilisation de par sa proximité avec la population, mais l’Etat doit jouer son rôle en veillant à l’application des textes de loi», poursuit le responsable. A cet effet, le président de l’Association plaide pour la promulgation de lois qui protègent les volontaires qui ont besoin d’un statut comme partout dans le monde. «Un grand travail attend les associations pour arriver un jour à instaurer la culture de l’éco-citoyen basée sur le tri sélectif et le recyclage des déchets», renchérit Malha. «La société civile a besoin d’être accompagnée et encadrée pour assurer la pérennité des actions», insiste-t-il, avant de déplorer le manque d’associations activant dans le domaine de la protection de l’environnement. D’ailleurs, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, l’Association a organisé, hier, au niveau de la forêt de Baïnem, à Alger, en collaboration avec la Conservation des forêts de la wilaya d’Alger et l’opérateur téléphonique Ooredoo, une campagne de nettoyage et de sensibilisation sur les risques des feux de forêt.
Pour Abderrahmane Boulbadaoui, président de l’association Art nature et aventure, l’écocitoyenneté est une culture à développer en Algérie. Et pour cause, « les déchets, notamment le plastique, sont en train de modifier le paysage naturel et menacent les écosystèmes naturels», met-il en garde.
Parlant du rôle de la société civile, il recommande à celle-ci d’intensifier le travail de sensibilisation et de prévention. Aussi, durant la saison estivale, l’association a tracé un programme dans ce sens au niveau des plages. «Ça ne coûte rien de ramasser ses déchets et de les mettre dans le bac à ordures», lance Boulbadaoui, qui estime que «la problématique de l’écologie doit susciter un grand débat en vue de revoir la gestion des activités humaines qui, en surexploitant les ressources, constituent un péril sur la biodiversité. Selon lui, l’homme doit reconnaître qu’il est à l’origine de la dégradation et doit agir en urgence pour sauver ce qui reste. «Les alertes sur l’exploitation inconsidérée de la nature ont été lancées au début du siècle dernier», rappelle-t-il. Evoquant les actions de sensibilisation, il souligne qu’elles doivent cibler surtout les enfants qui doivent se familiariser avec la culture de préservation de l’environnement.
Samira Belabed