La ville des Ponts entame sa mue : Réhabilitations tous azimuts

Depuis quelques semaines, les Constantinois assistent à un authentique forcing des équipes techniques de la commune touchant tous les aspects du cadre de vie. Elagage des arbres, raclage des bords de chaussée, curage des avaloirs, ramassage des tonnes de déchet et grand toilettage des espaces publics, notamment les grandes places mais aussi les espaces réputés conviviaux.
Ce regain d’activités témoigne de la volonté des autorités locales, sous l’égide de Abdelmalek Sayouda, d’améliorer le cadre de vie des habitants mais également redonner le clinquant mérité à une wilaya quasiment ruralisée.
Et cela pourrait-il en être autrement si aux pompeuses déclarations des pouvoirs publics locaux faites par le passé n’est pas jointe l’action à la parole ?Comment prétendre faire de la ville des Ponts une destination touristique alors même que tout ce peut y qui contribuer à travers des parcours, des sites historiques, des monuments se trouvent dans un lamentable état de décrépitude et que seuls d’innombrables amoncellements de déchets ménagers décorent le paysage. ? Comment rétablir une vie nocturne quand toutes les artères de la ville et les routes reliant une commune à l’autre sont plongées dans l’obscurité totale. Or, c’est à ces actions, quasiment radicales en ce sens qu’elles cassent le ronronnement de responsables peu habitués à une telle cadence, que le wali s’est attaqué sans désemparer une seule journée autant par le martellement de propos révélés par nos confrères à travers les ondes de la station régionale de la radio que dans les travées des deux assemblées locales élues où, assez souvent via des interpellations, il met face à leurs responsabilités aussi bien élus que les directeurs de l’exécutif. En fait, pour connaitre dans ses plus profonds détails et les hommes et une wilaya dont, en tant que secrétaire général de la wilaya, il a eu à assumer au cœur du quotidien et dans le détail des responsabilités administratives, Abdelmalek Sayouda est en terrain conquis. D’où cet engagement que lui reconnaissent notamment les élus de vouloir relancer de manière effective des projets en attente depuis plus d’une dizaine d’années alors même que des activités d’utilité publique telle la réhabilitation du téléphérique traînent depuis plus de quatre années pour des raisons anodines pour ne pas dire surréalistes, tout d’ailleurs comme…l’éclairage public, le démantèlement des commerces parallèles toutes natures confondues, le retour sur la voie publique des représentants des services de police à même d’assurer la protection des enfants aux successifs accès et sorties d’école, etc.
D’aucuns parmi ceux que l’hyperactivité et présence ininterrompue du wali dérangent considèrent que cette surtension retombera tel un soufflé. Sauf que cela semble si peu probable.
Abdelhamid Lemili