Lamamra  : «Exceptionnel et distingué»

 Dans une conférence de presse tenue conjointement  avec le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, à l’issue de la clôture des travaux de la 31ème session du Sommet arabe, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté  nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a affirmé que   «ce sommet a connu un succès exceptionnel ».
Le chef de la diplomatie a  souligné que l’Algérie a veillé à réunir toutes les conditions nécessaires pour sa réussite qui constitue, avant tout, un succès politique résultant « de l’implication personnelle du président de la République ». Mais aussi, ajoute le ministre, « de l’activité diplomatique algérienne qui a consenti des efforts et des préparatifs sans précédent, tant sur le plan quantitatif que qualitatif ». Lamamra a qualifié ce rendez-vous d’un «sommet novembriste en termes de contexte et d’ambition ». « C’est tout un symbole pour relever les défis et assurer la réunification des rangs arabes comme l’a souhaité le président Tebboune », a-t-il déclaré. Selon le  chef de la diplomatie algérienne, le but ultime de ce sommet est d’unifier la parole et de resserrer les rangs des frères arabes.
« C’est cet objectif qui devait l’emporter sur les autres aspects pouvant conduire à des divergences », a-t-il soutenu. Pour le ministre, « c’est un sentiment fort qui vient fédérer les rangs et la parole au vue de la gravité de la situation aussi bien régionale qu’internationale ». Il s’agit, selon lui, d’« une participation positive et constructive, sachant que tous les participants étaient soucieux de contribuer à la réussite de ce rendez-vous qui a été caractérisé par un grand consensus ». L’histoire, poursuit-il, retiendra que « ce sommet a été un succès exceptionnel et distingué », ajoutant que  c’ est un sommet du renouveau qui a jeté les bases du renforcement de l’action arabe commune.  Il y a, toutefois,  une nécessité, souligne t-il, de « recadrer l’action arabe commune pour atteindre nos objectifs légitimes et affronter la conjoncture internationale actuelle ».
« Les efforts doivent être orientés vers une action arabe conjointe pour créer un environnement plus stimulant pour un partenariat économique tel que le Fonds monétaire arabe ». Il appelle dans ce sens à « renforcer l’action arabe commune, à prouver sa capacité à interagir avec les événements et à prédire ce qui pourrait arriver à l’avenir afin de pouvoir se déployer dans les meilleures conditions».  Et de trouver, plaide t-il,  les mécanismes appropriés qui pourraient s’adapter à l’évolution des événements  qui se produisent sur la scène internationale et que ceux-ci soient capables d’accélérer l’ascension de l’action arabe pour mieux défendre ses intérêts.  « Il y a une nécessité à mettre en œuvre toutes les décisions précises à cette occasion », estime le ministre, rappelant que « le président de la République a suggéré la création d’un comité de sages lorsque certaines décisions peinent à être concrétiser sur le terrain ». Il y a un besoin, fait-il remarquer, d’ « avoir une diplomatie de prospection et à exploiter les compétences existantes dans le monde arabe pour agir rapidement lorsque des différents surviennent ».
Cette mesure doit-être, explique Lamamra, le produit d’une action participative arabe. « La question a été, d’ailleurs, abordée avec les différentes délégations pour proposer un texte global et équilibré qui reflète l’esprit qui a prévalu au sommet », a-t-il souligné.
Assia Boucetta