Lancement de la plateforme « Turathi.Dz » : Haro sur le trafic d’antiquités

La ministre de la culture et des Arts, Soraya Mouloudji, et l’Ambassadrice des Etats-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, ont procédé, ce lundi au Palais de la Culture Moufdi Zakaria, au lancement  de la plate forme numérique « turathi.dz », élaborée en collaboration avec  l’ambassade des Etats-Unis et l’organisation «Coalition des antiquité »  chargée de la protection du patrimoine culturel à l’échelle mondiale.

A cette occasion,  une journée de formation à l’utilisation de la plateforme s’est déroulée, à l’intention d’officiers de la gendarmerie nationale, de la sureté,  des douanes et cadres du secteur de la justice. « turathi.dz »,  selon la directrice des études prospectives et de la documentation au ministère de la culture Nawal Dahmani,  est «un outil qui permet à tous les corps constitués, chercheurs, étudiants et citoyens, d’identifier des éléments du patrimoine susceptibles de faire l’objet de trafics  et de contrebande ».
La plateforme contient un inventaire et des descriptifs de tous les biens culturels nationaux, et permet à tout intervenant de signaler une éventuelle infraction ou tentative de détournement du patrimoine ou  d’informer sur la découverte d’un élément qui pourrait se révéler un objet d’antiquité.  Y figurent aussi les lois règlements qui régissent et protègent le patrimoine culturel.  «turathi.dz» peut aussi servir de support pédagogique pour les établissements scolaires, les chercheurs et tous ceux qui s’intéressent au patrimoine.
 Soraya Mouloudji a souligné  que le projet concrétise les objectifs du mémorandum d’entente signé,  entre l’Algérie et les Etats-Unis, le 15 aout 2019 à  Washington, portant sur les modalités d’exportation des biens culturels  dans le cadre de la convention de l’Unesco de 1970 pour la lute contre les transferts illicites des biens culturels.  Cette initiative, a-t-elle  ajouté s ‘inscrit aussi  dans un plan de coopération et d’échange entre le ministère et l’ambassade des USA qui se traduit par plusieurs projets tels que la rénovation de la mosaïque au Musée national des antiquités et des arts islamiques, les sessions de formation à la sécurisation des sites historiques et  l’acquisition de moyens de sécurisation des  ruines romaines de Tipaza, de Djemila et Timgad.
Parmi les projets cités par la ministre figure le programme de réalisation des recherches et études pour la rénovation du tombeau d’Imedghasen à Batna.  Mouloudji relève l’important dispositif législatif national pour la préservation et la protection des biens culturels et des antiquités et la lutte contre leur commerce illicite et leur trafic en collaboration avec des  organisations mondiales. L’ambassadrice a remercie l’équipe mixte qui a durant deux années veillé à l’élaboration et réalisation de la plateforme, qui constitue,  à long terme, « un  projet de numérisation du patrimoine culturel pour contrer la dilapidation et le trafic illicite des biens culturel ». Elle n’a pas caché  sa satisfaction de voir  l’Algérie dispose  d’un  arsenal législatif  qui permet  la protection de ses biens culturels.
Hakim Metref