L’arnaque en ligne se généralise : L’Apoce lance l’application «Echki»

Depuis quelques temps, un nouveau mode de vente a vu le jour en Algérie. Il s’agit de la vente en ligne, qui tend à se généraliser. Cette nouvelle pratique englobe tous les produits de consommation. Les vêtements, les chaussures, les produits cosmétiques et même les meubles, sont proposés à la vente via le net.

Les magasins ne vivent désormais plus au rythme des allés et venus des clients à la recherche de la belle affaire. Désormais, il suffit de cliquer sur un site spécialisé et le tour est joué. L’article est vite coché, et la transaction se fait à la livraison. Cette tendance, s’est généralisée pendant la crise sanitaire, où les clients confinés, optaient pour les achats en lignes à défaut de se déplacer. Seul inconvénient, certains consommateurs se sont fait dupés. Déçus, ils ne sont pas satisfaits de leurs achats et n’arrivent pas à se faire rembourser. Nombreux évoquent « l’arnaque » et renouent avec les achats dans les magasins, pour apprécier le produit et mesurer le rapport qualité prix.
 Les profils d’arnaqueurs sont légions sur le net. Les consommateurs, qui ne sont pas habitués, se font avoir par des vendeurs qui ont pour seul objectif, de mettre la main sur l’argent. Ils usent de tous les astuces pour arriver à persuader les clients sur la qualité de leurs produits. Vue le nombre de plaintes, le coordinateur national de l’Organisation Algérienne de Protection et d’Orientation du Consommateur et de son Environnement (APOCE), Fadi Temmim, a annoncé le lancement du numéro « 33 11 », au profit des consommateurs insatisfaits. Le but étant, d’être à leur écoute et de les orienter en cas d’arnaque. Une  initiative qui a été suivie par la création d’une application « Echki », pour dénoncer certains commerces en ligne. « De la sorte, la voix du consommateur est entendue et diffusée », dit-il. Selon le même responsable, une enquête est de suite diligentée par l’APOCE après les réclamations, pour distinguer les vrais plaintes des fausses. En effet, selon lui, la concurrence déloyale existe, et certains producteurs peuvent nuire et porter atteinte à leurs rivaux. « Les plaintes doivent êtres fondées, pour que nos équipes puissent avertir le commerçant ou le gérant du site de vente en ligne et l’avertir de l’existence de la plainte et de sa nature », fait-il savoir. Dans le cas, où le commerçant reconnait sa faute, on essai d’arranger les choses, mais dans le cas où il persiste, on averti la direction du commerce par le biais des bureaux de wilayas affiliés à l’APOCE, puis le ministère de tutelle si l’affaire prend de l’ampleur. « Et s’il s’avère que le commerçant exerce dans un cadre illégal, c’est un délit, donc il faut alerter les services de sécurités, et même la justice », prévient M. Temmim. Pour lui, il est fondamental d’inculquer la culture de l’alerte. « Il faut dénoncer, les consommateurs et les clients ne doivent pas avoir peur de signaler un quelconque dépassement, au contraire cela facilite la procédure d’enquête et met fin aux agissements frauduleux de certains vendeurs en ligne », rassure le même responsable qui invite aussi à dénoncer par voie électronique sur le site officiel de l’APOCE.
S’adressant aux abonnés, il les met en garde contre les sites de commerce qui ne sont pas connus, et recommande de sauvegarder tous les renseignements y compris les messages privés, et le numéro de téléphone. Les raisons ? Il est connu que certains commerçants en ligne restent anonymes, ils s’arrangent pour envoyer un livreur pour remettre le produit et récupérer l’argent, alors qu’à la base un transporteur ne devrait pas assurer de transactions pécuniaire. Souvent, en cas d’arnaque, on ne peut pas remonter jusqu’au vendeur, qui disparait dans… le dédale du Web.
Rym Harhoura