Le ministre de la santé à la 1ère édition de DZ’infection : «L’Algérie prête à faire face à tout éventuel risque sanitaire»

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme scientifique a déclaré, mardi , que la situation épidémiologique s’est nettement améliorée précisant que des mesures vont être prises en fonction de l’évolution sur le plan national et international.

Intervenu lors d’un point de presse animé en marge des travaux de la 1e édition de DZ’infection, colloque international sur l’infectiologie organisé à l’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration, Abderrahmane Benbouzid a fait part de la réunion du conseil scientifique qui devait se tenir mardi dans l’après-midi avec à l’ordre du jour trois points : l’arrivée des Algériens résidents à l’étranger et des visiteurs étrangers, le retour des hadjis et la rentrée scolaire 2022/2023 avec un point focal sur les Jeux méditerranéens, qui vont s’ouvrir dans quelques jours à Oran, et le sommet de la Ligue arabe, prévu pour le 1er novembre. «Le comité scientifique est souverain et prendra toutes les décisions appropriées à la conjoncture actuelle.Tout sera décidé cet après-midi», a-t-il dit.
Il s’agira au fait de trancher sur la levée ou pas des restrictions pour les personnes qui viennent de l’étranger. A l’heure où nous mettons sous presse, toute personne venant d’outre-mer doit avoir un passe sanitaire, faute de quoi elle devra passer un test PCR. «Il y a des Algériens qui payent des laboratoires étrangers pour un PCR. Le conseil étudiera cette question tout comme celle du retour du pèlerinage. Nous allons suivre la situation en Arabie saoudite pour statuer sur les mesures à prendre», a-t-il dit tout en soulignant que toutes les précautions ont été prises pour faire face à l’éventuelle reprise de la Covid-19. Le ministre a fait savoir que de par le monde il y a eu l’allégement des mesures sanitaires, indiquant que lors de la réunion de l’Organisation mondiale de la santé, le port de bavette n’était pas obligatoire. Il souligne que l’Algérie a acquis une expérience et comparativement aux pays développés, elle est loin d’être en bas de l’échelle en matière de gestion de la crise et de la prise en charge des personnes atteintes. Cependant, Benbouzidsouligne que la vigilance devra rester de mise.
«Malgré les mutations épidémiologiques, les maladies infectieuses restent un problème majeur de santé publique et la dernière étude de l’OMS indique que celles-ci sont responsables, à elles seules,de 43% des charges des maladies tant en termes de décès ou de cas de contagion», a indiqué le ministre dans le discours prononcé auparavant devant les praticiens de la santé. Il rappelle même les avancées enregistrées par l’Algérie en matière de lutte contre les maladies infectieuses.

La vigilance doit rester mise
Pour sa part, le directeur de la prévention au ministère de la Santé, Dr Djamel Fourar, a affirmé que la «situation épidémiologique est calme» indiquant que personne ne peut prédire s’il y aura ou pas une 5e vague de la Covid-19. «Nous nous sommes préparés à faire face à toute menace sanitaire quelle qu’elle soit. Les structures existent, les moyens sont mobilisés et le personnel est formé», a-t-il assuré tout en mettant l’accent sur la veille sanitaire. «La situation épidémiologique peut évoluer avec notamment la persistance de cas. Nous sommes en train de surveiller et nous sommes prêts à toute éventualité. Aujourd’hui, nous avons 155 laboratoires numériques en charge de diagnostic de la Covid», a-t-il dit rappelant que sur les 14 millions de sujets vaccinés, 31% ont eu deux doses.
Fourar a souligné, dans son intervention, l’impératif de «tirer les enseignements de la Covid-19, pour penser nos organisations autour des patients, en redonnant leur place à chacun des acteurs qui compose notre système de santé»… Comme il va falloir «repenser nos hôpitaux pour qu’ils soient plus adaptés aux besoins des patients comme du personnel soignant : moderne flexible et humain.
Le financement doit être adapté aux parcours du malade, à la qualité des soins, aux structures qui prennent en charge les patients». Des responsables au sein des hôpitaux ont pris la parole et sont revenus sur la gestion de la crise sanitaire, indiquant que le système de la santé a été résilient face à la Covid-19.
 Wassila Ould Hamouda