Le pari est déjà gagné !

Une chose est sûre. Le pari d’abriter la 13e édition des Jeux méditerranéens (25 juin au 6 juillet 2022) à Oran, paraissait il y a moins de deux années, complètement insensé.

Aujourd’hui et à moins de onze jours de leur cérémonie d’ouverture, il apparait comme toute logique. C’est dire combien les hautes instances du pays et les organisateurs ont dû mettre le paquet et cravacher dur pour honorer leur délicat engagement et candidature. Grâce aux louables efforts de tout un chacun, le peu de temps qui restait à la préparation (aux proportions gigantesques), le retard a pu être comblé dans les délais impartis, ce qui, à coup sûr, mettra à l’abri l’organisation globale du moindre hasard.
Même s’il manque les dernières retouches et la dernière ligne droite, le pari organisationnel peut être considéré, à juste titre, de gagner. En tout cas, il mérite d’être franchement gagné. Du spectacle il y en aura sûrement. Sur ce plan cette 13e édition des JM sera bel et bien servie. Les 3.434 athlètes présents qui en découdront à travers les 24 disciplines sportives inscrites au programme et représentant 26 pays, démontrant s’il en était encore besoin, le rôle fraternel du sport. Pendant douze jours de compétition, algériens, français, italiens, espagnols, turcs, grecs, égyptiens, tunisiens, marocains, croates etc. vivront des moments intenses de joie d’efforts, de déceptions …, soutenus par un public accueillant, connaisseur, passionné qui lui aussi marquera profondément de son empreinte l’ambiance générale et goûtera à la fête de ces jeux.
Une fête partagée par tous les pays du bassin méditerranéen eu égard à la couverture et à l’imposante présence médiatique. En somme et pour Oran et pour l’Algérie, la 19e édition des JM, qui doivent justifier pleinement les investissements faits par les hautes autorités du pays, devraient avoir des répercussions lointaines avec une place de sport définitivement mieux perçue et mieux reconnue.
Abdenour Belkheir