Le Pr Abderrahmane Benbouzid : «Nous avons résisté à toutes les pressions de la crise sanitaire»

Le ministre de la Santé, le Pr Abderrahmane Benbouzid, s’est félicité, ce dimanche, de la validation des recommandations émises par les participants aux huit ateliers organisés lors des travaux de la rencontre nationale sur la réforme du système de santé par le président de la République.

Lors d’une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de clôture des ces travaux, le ministre a affirmé que le système de santé a résisté à toutes les pressions, notamment la crise du coronavirus, malgré toutes les insuffisances. «A nous d’appliquer les recommandations des 700 participants à cette rencontre nationale et de bâtir un nouveau système de santé basé sur la numérisation», a-t-il affirmé.
Lors de son discours d’ouverture, Benbouzid a indiqué que cette rencontre est un premier pas vers la modernisation et la moralisation de l’activité médicale. Selon lui, le secteur connaîtra sûrement en 2022 des changements profonds pour mettre en place les fondements d’un nouveau système de santé, dont l’objectif est d’améliorer la qualité des soins.Il a fait savoir que ces changements seront graduels et toucheront essentiellement l’organisation de l’activité de soins, le financement et le statut des travailleurs. «Toutes les recommandations seront notre nouvelle feuille de route pour passer à une refonte totale de notre système de santé», a-t-il ajouté.
Au volet vaccination, le ministre a réaffirmé que la vaccination est le seul moyen de vaincre le virus Sars-Cov2. Il a rappelé également que la vaccination ne protège pas 100%, mais évite les formes graves de la maladie. Selon lui, sur 100 personnes décédées, 96 n’ont pas été vaccinées. Selon lui, la réticence est mondiale. «Même dans les pays où il y a des appels au boycott de vaccin, le taux de vaccination a atteint plus de 75% de la population», a-t-il indiqué.
Sur l’application du pass vaccinal, le ministre a indiqué que les autorités sont en train d’étudier les modalités de sa mise en place.
Samira B.