Le salon inauguré ce mercredi : Chlef fête le livre

La deuxième édition du salon du livre de Chlef a été inaugurée, ce mercredi, en présence d’un nombreux public, des écrivains, des responsables de maisons d’édition et du premier responsable de cette manifestation culturelle, M. Ali Laïb.
D’emblée, nous sommes tentés de vous raconter une belle histoire, une histoire qui mérite d’être connue pour qu’elle serve d’exemple. Il a suffi que Ali Laïb soit invité une fois au salon du livre de Boudjima en Grande Kabylie et qu’il constate que l’organisation d’une telle manifestation n’a eu que le soutien de la société civile, donc sans aucun sou du ministère de la Culture, ni de la wilaya et encore moins celui de la direction de la culture et de l’APC, et  pourtant le miracle s’est produit avec la tenue du salon et il a eu un franc succès.
Cela a fait tilt chez notre confrère Ali Laïb, directeur des Editions Les Presses du Chellif qui s’est dit pourquoi pas nous. Ayant déjà édité trois ouvrages, dont deux recueils de chroniques de Slimane Bentoucha, sur les gens de la ville de Chlef et un troisième de KouiderKlouch, intitulé : « Les enfants du soleil», Ali Laïb s’est engagé corps et âme et a réussi à peine trois mois plus tard à organiser la première édition du salon du livre de Chlef avec la présence de 12 maisons d’éditions et la présence d’auteurs dont celle de Amine Zaoui, avec le même challenge, sans un sou du ministère de la culture, de la wilaya et de l’APC. Une gageure !
La deuxième s’annonce donc sous le signe d’un nouveau défi même si cette fois, la manifestation a eu le sponsoring du journal Horizons et une meilleure participation avec la présence de 25 maisons d’Editions.
L’ANEP se distingue avec les ouvrages sur l’Emir Abdelkader, trois en tout : « La vie d’Abdelkader » de Charles-Henry Churchill, « L’Emir Abdelkader, Chevalier de la foi » de Mohamed-Cherif Salhi et « L’Emir Abdelkader, Vaincu mais triomphant » de Boualem Bessaih.
Mais aussi « Les blouses blanches de la Révolution » de Dr Mostéfa Khiati, «  Deux deys en avance sur leur temps «  de Djilali Sari et « Guerouabi ou le triomphe du chaâbi » de Abdelkrim Tazaroute.
Aux Editions Chihab, beaucoup de nouveautés dont un ouvrage de Hocine Mezali « Le Sionisme » et celui de Pierre Pean « Main basse sur Alger », une enquête sur le pillage d’Alger en 1930, année de l’occupation française et enfin « Mémoires d’une combattantes » de la moudjahida, Zohra Drif.
La première journée de ce salon a vu aussi la tenue de la première conférence sur « l’Ecriture de l’histoire et la problématique des documents », animée par le doyen de la faculté de Chlef, le Docteur Salah Boukchour. Très didactique, le conférencier a mis l’accent sur le fait que l’écriture de l’histoire et affaire de spécialistes en la matière et de poser la problématique de la documentation, des archives, des sources et celles orales, émanant surtout de nos moudjahidines avec leurs témoignages. Cela dira-t-il, peut constituer un matériau mais pas plus et d’évoquer l’importance de la formation d’historiens avant de louer les mérites de l’historien Daho Djerbal qui a écrit les mémoires d’un héros de la Révolution algérienne, Bentobbal.
Un très riche débat s’en est suivi avec des interventions très pertinentes.
De notre envoyé spécial : Abdelkrim Tazaroute