Le système de certification et de signature électroniques, œuvre de compétences algériennes

L’absence de certification électronique constitue un réel handicap pour l’évolution du e-commerce et de l’administration numérique dans le pays. Le lancement, samedi dernier, de ce système devrait «permettre une utilisation optimale des ressources et un service de qualité», selon le directeur du système d’information de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI).

Pour Amin Ounadi, «ce service est à même d’accélérer le travail quotidien à travers l’exploitation du développement technologique pour mieux servir les partenaires économiques de manière plus rapide et plus efficace. ». Il s’agit, poursuit-il, « de réduire et faciliter les procédures administratives dans l’accès au certificat d’origine délivré par voie électronique sans avoir à se déplacer, notamment, pour les exportateurs. Mais, également, renforcer l’efficacité dans le processus du travail administratif ce qui devrait permettre de réduire les erreurs et d’augmenter la productivité ». De l’avis de ce responsable, « le service de signature numérique validé par l’autorité gouvernementale pour la certification électronique (AGCE ) constitue la base de la modernisation de l’administration car c’est la solution appropriée pour toutes les transactions électroniques. C’est à lui qu’il revient l’authentification des documents délivrés par voie électronique. Ce qui devrait conduire, incessamment, à l’élimination définitive du papier ». Il explique dans ce cadre que « le certificat d’origine est un document officiel prouvant l »identité du produit. Délivré par la CACI, il est souvent exigé dans la procédure d’importation par les autorités douanières de certains pays. ». Avoir un certificat d’origine électronique , réduirait, « les contraintes financières en cas de déplacement et les obstacles administratifs, d’autant plus que la plateforme est opérationnelle 24 heures sur 24. Et elle est capable de créer des modèles pour divers certificats d’origine. Et puis, les autorités douanières et les clients peuvent s’assurer de l’authenticité du certificat sur le site e-certification.caci.dz », précise Ounadi. « Ce système est l’œuvre des compétences algériennes avec l’appuie des hautes autorités du pays », tient à préciser la directrice générale de l’Autorité gouvernementale de certification électronique (AGCE). « Le projet remonte à 2018 parallèlement à la création de l’Autorité de certification électronique », rappelle Mme Zahia Brahimi, soulignant que « l’AGCE est chargée du suivi et du contrôle de l’activité de certification électronique des tiers de confiance; ainsi que la fourniture de service de certification électronique au profit des intervenants dans la branche gouvernementale dont les institutions et administrations publique ».   Il faut savoir qu’il existe un cadre réglementaire régissant la signature et la certification électronique à savoir le projet de décret exécutif fixant le montant de la contrepartie financière applicable au prestataire de service de certification électronique. Il y a aussi le projet de décret exécutif fixant les principes de tarification des services de certification électronique définis par l’Autorité économique de certification électronique. Placé auprès du ministère de la Poste et des télécommunications, celle-ci est chargée notamment du suivi et du contrôle de l’activité de certification électronique ainsi que la fourniture de services de certification électronique au profit des intervenants dans la branche gouvernementale. Elle est chargée , par ailleurs, de conclure les conventions de reconnaissances mutuelles à l’international.
Assia Boucetta