Les Algériens se rendent aux urnes : Une nouvelle mission pour les assemblées locales

Ce samedi, près de 24 millions d’électeurs seront conviés à choisir «en toute liberté et transparence» ceux qui auront la charge de gérer, pour un mandat de cinq années, les affaires des assemblées locales.

On peut décrier n’importe quelle élection, trouver à redire mais en dehors de ce recours aux urnes, par quel autre moyen peut-on consacrer la souveraineté populaire ? L’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a, en tout cas, multiplié les garanties pour que le processus ne soit pas entaché d’irrégularités.
Il serait erroné de croire que tous les Algériens sont indifférents à ce rendez-vous électoral. Si les meetings et autres rencontres de proximité n’attirent plus les grandes foules, beaucoup de citoyens sont attentifs et ne vont pas bouder les urnes. Ces élections sont importantes à plus d’un titre. Elles  sont organisées après la présidentielle et les législatives, et, de ce fait, parachèvent le processus d’édification des institutions de l’Etat. La période de «vacance et flottement» qui a précédé et suivi les manifestations du Hirak se voit refermer. Au-delà des sièges à pourvoir, c’est une réflexion sur le devenir des assemblées qui a émergé à la faveur de la campagne.
Le thème accompagne chaque scrutin du genre, mais jamais on n’avait autant insisté sur le rôle économique des communes. Elles ne devraient plus se limiter à une mission administrative. En s’appuyant sur une refonte de la fiscalité apte à générer des revenus, leur nouvelle mission est d’impulser le développement à l’échelle locale. L’Etat ne peut pas, dans un contexte de raréfaction de ses ressources, s’occuper de tout et de tous.
H. Rachid