Les nouvelles assemblées bientôt opérationnelles : Les partis privilégient l’intérêt général

Les nouvelles assemblées locales issues du scrutin du 27 novembre dernier doivent être opérationnelles avant la fin de l’année. Auparavant, les alliances sont un «passage obligé» que les élus doivent traverser en tenant compte théoriquement et en premier lieu des intérêts des citoyens.

Conformément à la loi en vigueur, ces assemblées doivent être installées dans un délai de huit jours après la proclamation des résultats préliminaires par l’Autorité nationale indépendante des élections. Le choix de leurs présidents doit être finalisé également au courant des cinq jours qui suivent. Comment se présente ce processus dont la portée est cruciale ?
Pour Nacer Hamdadouche, ex-député du MSP, «l’élection locale est une question d’ordre local et les alliances doivent s’opérer en fonction du terrain et des particularités de chaque commune et wilaya». «A cela s’ajoute la compétence des candidats», poursuit-il.
Il indique que sa formation a donné «le feu vert» à ses représentants à la base pour nouer des alliances conformément aux données de chaque localité. «Le parti ne brandit aucun veto s’agissant des futures décisions qui émaneront de ces alliances. Nous avons accordé une liberté totale aux élus. A condition que cela se fasse dans le respect des lois de la République et de l’intérêt général du citoyen», renchérit-il. «La seule condition exigée : ne pas faire alliance avec les personnes suspectes d’être impliquées dans des affaires de corruption. Il faut aussi que les choix se fassent afin d’harmoniser ces assemblées et éviter tout blocage qui nuirait au développement local», insiste Hamdadouche qui tient à rappeler que la loi a défini clairement les délais et les procédures d’entrée en fonction des assemblées.
Fatma-Zohra Zerouati, présidente du parti TAJ, déclare, pour sa part, que des orientations ont été données pour tenir compte «des intérêts du citoyen dans le cadre de la conclusion des alliances avec d’autres partis». «Le but suprême est la relance de l’économie et le développement local», insiste-t-elle. Chez TAJ, aucun problème particulier n’est soulevé. «L’opération se passe très bien, notamment au sein des assemblées où nous avons arraché la majorité», confie notre interlocutrice. «Pour le moment, il n’y a pas de conflits. Les élus travaillent de manière sereine sans aucune pression de la direction», indique-t-elle. A l’en croire, les élus du parti semblent intéressés par la mise en place des commissions nouvelles, notamment dans le domaine de l’énergie. «Nous ne sommes pas là pour s’arracher des places pour rien», lance Mme Zerouati, convaincue que le défi est d’apporter un changement réel dans la vie des habitants.
Lamine Osmani, président du Parti Voix du peuple, fait savoir que le jeu des alliances se poursuit «dans de bonnes conditions». Le parti a décentralisé la décision et les alliances sont scellées par ses bureaux régionaux. Autrement dit, le choix des responsables se base sur la compétence. «Les appartenances politiques sont mises de côté s’il y a lieu de préserver le bon fonctionnement des nouvelles assemblées», assène-t-il
«Par respect au choix populaire, nous n’avons pas fixé de conditions préalables s’agissant de nos alliances», conclut Osmani qui espère que l’élection des P/APC et des P/APW se fasse dans les délais légaux et surtout dans un esprit collégial et démocratique.
Karima Alloun