Les cités et résidences fermées se multiplient : Clôture et tranquillité

Personne ne peut nier que, dans nos villes, se pose de plus en plus le problème de sécurité ou plutôt de délinquance qui menace aussi, même si c’est à moindre échelle, les villages de campagne. Alger, Oran ou Annaba n’ont certes rien de cités étrangères gangrenées par la criminalité de grande ampleur qui voit s’affronter des bandes armées et rivales. Dans des villes au Brésil, les riches se déplacent en hélicoptère pour éviter les attaques à main armée. Pour autant, le souci de sécurité pousse de plus en plus d’Algériens à se
«bunkériser» dans des espaces fermés, auxquels n’ont accès que les résidents. Pour cette raison, le marché des caméras et autres outils de surveillance se porte bien, selon un expert. Dans ce dossier, des citoyens et une sociologue expliquent pourquoi
ce phénomène a pris de l’ampleur, au risque d’élargir les fractures qui se font jour dans nos espaces urbains.