Les séances sont tarifées à plus de 5.000 DA : Les cours de soutien en vogue

En cette période de préparation des examens de fin d’année, les élèves sont préoccupés par la révision et le rattrapage des cours. De leur côté, les parents voient la pression monter d’un cran, eux qui sont aussi bien stressés que leurs enfants.
Si pour les élèves du cycle primaire, le passage au palier moyen se fera, dès cette année, sans épreuves du 5e, les candidats aux examens du BEM et du bac sont, ces jours-ci, en pleine préparation. Pour être sûrs que leurs protégés sont fin prêts pour l’examen, les parents optent généralement pour les cours de soutien, devenus très en vogue ces dernières années et, surtout, très lucratifs pour les enseignants qui les assurent. Certains optent pour la révision accélérée, avec les cours prodigués par les enseignants dans leur propre domicile ou carrément dans les écoles privées qui assurent des stages fermés en accéléré. Depuis déjà plusieurs semaines, ces écoles font le plein et les parents déboursent des sommes importantes pour mettre tous les atouts du côté de leurs enfants en vue de décrocher le fameux sésame et passer le cap du CEM, pour les candidats du BEM, ou du lycée pour les candidats du baccalauréat. Des affiches dans les lieux publics ou des publicités sur les réseaux sociaux sont très en vue ces dernières semaines. Le coût des séances varie d’une matière à une autre.
Les matières scientifiques, à l’instar des mathématiques, de la physique et des sciences, sont les plus demandées, en raison de leur importance dans le calcul de la moyenne générale. D’ailleurs, l’engouement est tel que les prix ont connu une hausse sensible cette année. En effet, les frais de quatre cours (mensuel) particuliers varient entre 8.000 et 12.000 DA, selon certains parents d’élèves. Après la saignée des frais relatifs au mois sacré et la fête de l’Aïd, notamment cette année, les familles sont confrontées à plus de dépenses pour aider leurs enfants à bien se préparer pour les examens de fin d’année. A ce propos, un parent d’élève dira : «Ma fille passera son bac cette année, et on dirait que c’est moi qui vais le passer, tellement je suis inquiet. Pour être prête le jour J, elle suit des cours de soutien depuis l’été dernier bien avant le début de l’année scolaire, un rythme éprouvant pour elle physiquement, et pour moi financièrement, mais c’est de mon devoir de mettre tous les moyens en sa faveur pour qu’elle puisse décrocher son bac du premier coup.» Selon la Direction de l’éducation, tout est fin prêt pour le déroulement de ces examens de fin d’année dans des conditions idéales, après les deux dernières années où le pays traversait une période difficile causée par la propagation de la pandémie de la Covid-19.
Amar Abbas