Libye, Sahara occidental, barrage de la Renaissance …  : Alger et Khartoum sur la même longueur d’ondes

Le Comité de concertation politique algéro-soudanais a tenu, les 22 et 23 mai à Alger, sa troisième session. Les travaux de cette session se sont déroulés au siège du ministère des  Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, sous la coprésidence du directeur général des pays arabes au ministère, l’ambassadeur Noureddine Khendoudi, et du directeur de la gestion des affaires arabes au ministère soudanais des Affaires étrangères, l’ambassadeur Al Mansour Ibrahim Boulad.

Cette session a permis de passer en revue l’état des relations bilatérales et les perspectives de leur renforcement dans divers domaines, ainsi que les questions régionales et internationales d’intérêt commun. A cette occasion, les deux parties ont mis en avant l’importance d’intensifier la coopération dans le domaine commercial et économique, et dans d’autres secteurs comme l’énergie, l’agriculture, la richesse animalière, la pêche, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique  et autres domaines de coopération, et de former et renforcer les capacités des diplomates soudanais», convenant de «la bonne préparation de la prochaine session de la commission mixte».
S’agissant des questions régionales et internationales, les deux parties ont évoqué la crise en Libye, en relevant la nécessité de prôner le dialogue politique inclusif comme moyen de règlement des différends entre les parties libyennes en conflit, ainsi que l’importance d’organiser des élections, d’unifier les institutions et de soutenir le processus de réconciliation nationale en vue de protéger la souveraineté de la Libye et l’intégrité de ses territoires. Elles ont insisté sur le retrait des mercenaires et des combattants  étrangers des territoires libyens, mettant en avant l’importance du rôle du mécanisme des pays voisins dans l’accompagnement des frères libyens à surmonter la crise.
Concernant la question du Sahara occidental, les deux parties ont convenu d’encourager les efforts de l’ONU pour trouver une solution au conflit au Sahara occidental, question inscrite à la quatrième commission des Nations unies, appelant les deux parties au conflit (Maroc et Front Polisario) à  reprendre les négociations pour parvenir à une solution durable et juste, conformément à la légalité internationale qui garantit la paix et la sécurité dans la région.
Au sujet du barrage de la Renaissance, les deux parties ont affirmé que les négociations entre le Soudan, l’Egypte et l’Ethiopie étaient le meilleur moyen pour parvenir à un accord contraignant organisant le remplissage et la mise en service du barrage de la Renaissance et garantissant les droits de toutes les parties de manière juste et équitable.