Listes électorales : Les partis comptent respecter la parité

La future assemblée nationale connaîtra-t-elle un afflux important de députés femmes ? Cette interrogation est d’autant plus pertinente qu’après avoir été imposée comme une exigence dans la première mouture de la loi électorale, la parité a perdu son caractère obligatoire dans l’ordonnance présidentielle. Les partis interrogés à ce propos expriment le souhait d’aller dans le sens d’une égalité hommes-femmes.

« Mon ambition et objectif est d’arriver à garantir 50% de candidatures féminines »,  soutient le président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, dans une déclaration à Horizons expliquant qu’« au sein de notre parti on essaie d’appliquer la loi électorale, car nous encourageons les femmes à intégrer la scène politique dont la présence est une nécessité ». Relevant que « des centaines de femmes de toutes les classes sociales et avec différents niveaux d’instruction» adhérent chaque jour  au parti. Aussi le FAN  compte inscrire sur les listes du parti des étudiantes, des femmes au foyer, des cadres et des docteurs.  Benabdeslam fait observer dans ce cadre qu’« à l’exception de certaines wilayas, la parité sera appliquée ».
Au RND on affirme que la question de la parité ne se pose pas. Et pour cause,  « nous sommes en avance par rapport à beaucoup de formations politiques en consacrant la présence de la femme au sein de nos  structures ainsi qu’au sein  des assemblées locales ou  nationales», relève le directeur de la communication du RND,  Safi Arabi. Et d’appeler à  la sensibilisation des citoyens et des électeurs sur l’importance d’intégrer les femmes sur les listes électorales. «La loi va influer positivement sur la présence de la femme dans les prochaines assemblées élues» pronostique-t-il. De son avis  il faut absolument que la femme soit un véritable acteur sur la scène politique.
El Bina : « la compétence avant tout »
A Jil Jadid  on se veut également à cheval pour ce qui est de la parité. Habib Brahmia, responsable de la communication du parti,  soutient que les militantes de sa formation sont dans toutes les wilayas. Aussi, il affirme que la présence des candidates sur les listes électorales ne posera aucun problème.
Au MSP, on affirme faire mieux. « Dans certaines wilayas  nous avons plus de militantes que militants », soutient Ahmed Chérifi, membre de la direction du parti, citant l’exemple de la wilaya de Médéa. « On m’a appelé de Médéa pour me dire que les 4 sièges de l’APN qui reviennent à la wilaya sont insuffisants au vu du nombres de candidates », indique-t-il. De ce fait, il observe que le MSP n’a pas de problème en matière de candidatures féminines.
Du côté du mouvement El Bina on a une toute autre vision. « Pour nous; c’est la compétence qui prime », explique Salah Houcine, responsable de la communication du mouvement précisant que le parti est en droite ligne avec les revendications du hirak. « Nous avons ouvert notre parti à tout le peuple algérien : les femmes, les jeunes, les cadres, tous sur le même pied d’égalité. Nous les invitons à venir se représenter sur nos lites électorales», lance-t-il.
Hakem Fatma Zohra