Location chez l’habitant, maison d’hôte … :  Des formules en vogue

L’hébergement chez l’habitant est d’un grand apport au tourisme durable. La formule est en vogue en raison du manque de structures d’hébergement et du besoin de revenus pour les propriétaires de maisons. Le tourisme chez l’habitant appelé aussi tourisme solidaire connaît un succès à Tizi Ouzou.

Toutefois, une législation doit être élaborée pour mieux cerner ce type d’hébergement et les conditions d’exercice de l’activité pour assurer la sécurité et les droits des estivants et des locataires. Le tourisme solidaire, qui propose des logements chez l’habitant, loin des formules traditionnelles, a pour but de partir à la découverte de la région, sa culture et de ses mœurs. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, le tourisme chez l’habitant s’est développé au niveau des cités et sites balnéaires et dans les villages où la notion et le concept de maison d’hôte est en train de se généraliser. L’essor de la formule est conforté par des manifestations culturelles et sociales, comme le festival itinérant Racont’arts et le concours du village le plus propre initié par l’APW. De nombreux visiteurs ont eu alors à admirer la beauté des paysages en séjournant au sein des familles. Il est souvent proposé le gîte et le couvert pour la modique somme de 2.000 DA par personne. Souvent, une ou deux chambres sont proposées au sein même de la demeure familiale. Parfois, des propriétaires ne résidant pas au village (émigration ou migration) confient à des voisins ou des proches leurs demeures pour les transformer en maisons d’hôte. S’agissant du tourisme solidaire en milieu balnéaire, il a été recensé, avant la pandémie, à Tigzirt, quelque 400 propriétés qui proposent des séjours à la nuitée. Avec des prix allant de 6 à 10, voire 12.000 DA selon l’endroit, la consistance du logis et ses commodités. La formule est prisée par les grandes familles. L’on déniche ces logis sur les réseaux sociaux et par le bouche à oreille. La formule a poussé des promoteurs à investir le créneau. Des résidences, proposant des logements et studios, parfois avec piscine, à louer ont poussé un peu partout sur la côte. De plus en plus encadrées et sécurisées, elles ont le vent en poupe dans la mesure où un contrat de location est signé alors que chez le simple habitant, un accord tacite est passé entre les deux parties sans aucune garantie. La formule permet à de nombreuses familles, notamment aux revenus moyens, de ne pas se ruiner dans des complexes hôteliers.
Rachid Hammoutène