Lounis Aït-Menguellet : «L’implication du privé dans la culture est une excellente chose»

Après deux heures et demi d’un gala réussi, à  l’issue duquel ses fans sont repartis plus que ravis, Lounis Aït-Menguellet n’a pas manqué de faire part de son bonheur de retrouver ses admirateurs lors de  la première des deux soirées organisées au Marena Soccer de Tamda.

«Après pratiquement trois années d’absence, en raison de la pandémie sanitaire, j’avais une forte impatience de retrouver  celles et ceux que j’aime et qui m’aiment», nous dit-il. En effet, ses concerts sont devenus, au fil des années, un véritable bain de jouvence pour lui et ses fans, comme en cette belle soirée printanière sous un chapiteau noir de monde. Des retrouvailles riches en émotions dans une parfaite harmonie entre l’artiste et le public qui reprenait en chœur tous les morceaux interprétés. Les  générations se retrouvent, se confondent et s’imbriquent.  Les grands classiques du ciseleur des mots sont intemporels
Interrogé sur l’implication du privé dans le monde de la culture et l’organisation des  spectacles, le chantre de la chanson kabyle exprimera sa satisfaction de voir «d’autres intervenants, en dehors des organismes institutionnels, s’impliquer dans ce domaine». Et d’ajouter  qu’«il était tant que les institutions publiques se déchargent quelque peu et donnent cette possibilité à ceux qui veulent investir dans le monde culturel». Non sans souligner de l’importance  du «respect du cahier des charges et surtout l’éthique et la morale pour éviter les déviations et les dérives». «C’est une bonne chose pour les artistes qui auront ainsi la possibilité de travailler plus qu’ils ne le font et aux institutions de prendre en charge la promotion», ajoute-t-il.
S’appuyant sur l’expérience qu’il a vécue avec Idir Saoudi qui a organisé ses derniers concerts à travers le pays, Aït-Menguellet ne manquera de nous faire part du succès de l’organisation : «C’est un véritable professionnel et surtout une personne très sérieuse dont l’exemple pourrait faire école.»
Il faut dire que durant  ce mois sacré, le monde artistique n’a pas chômé avec toutes les soirées organisées, en plus de la Direction de la culture,  par des particuliers au niveau des salles des fêtes et autres espaces, du moins dans la wilaya de Tizi-Ouzou, au grand bonheur des artistes et des populations. Reste seulement à  espérer que cela se répète durant le reste de l’année où parfois c’est le vide sidéral qui prend place au grand dam des artistes et de leur public.
Aït-Menguellet a tenu à remercier ses fans d’Akbou et d’Oran pour l’accueil triomphal qu’ils lui ont réservé. Comme il nous annoncé deux représentations en France (Le Mans et  Paris Berc) et au Canada d’ici à la fin de l’année. Quant à de nouveaux galas au pays, Lounis dira avec le sourire : «Cela ne dépend pas de moi.»
Rachid Hammoutène