Lutte contre la violence à l’égard des femmes (Dossier): Un combat permanent

LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES relève de l’atteinte aux droits de l’homme. Elle revêt différentes formes, domestique, le viol, le trafic de femmes et de filles, la prostitution forcée, la violence dans les conflits armés, l’esclavage sexuel et les grossesses forcées, les crimes d’honneur, la violence liée à la dot, l’assassinat des petites filles, la sélection prénatale, favorable aux garçons, les mutilations génitales et autres pratiques et traditions néfastes pour les femmes.

La déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies, atteste d’une reconnaissance internationale du fait que la violence à l’égard des femmes constitue une violation des droits de l’homme et une forme de discrimination à l’égard des femmes. Dans le monde, une femme sur trois a été victime de violence physique ou sexuelle, le plus souvent par un partenaire intime. La violence à l’encontre des femmes, est un grand problème de santé publique et une violation majeure des droits de la femme. Selon les estimations de l’OMS, 35% des femmes ont été exposées à des violences physiques, ne serait-ce une fois au cours de leur vie. Des violences qui, faut-il le rappeler, entraînent des problèmes de santé physique, mentale, sexuelle, reproductive chez les victimes et peuvent accroître leur vulnérabilité au VIH. La période de confinement liée à la pandémie de la Covid-19, avec son incidence sociale et économique, a eu pour conséquence d’exposer davantage les femmes à des partenaires violents et à des facteurs de risque connus. L’engagement de l’Algérie en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes, à travers notamment des instruments juridiques, a toujours été salué. D’ailleurs, l’Algérie a ratifié toutes les conventions internationales visant à lutter contre les violences à l’égard des femmes afin de répondre aux aspirations de ces dernières et à asseoir une culture et des valeurs à même de combattre toutes les formes de leur exclusion, tout en assurant leur participation au développement durable du pays. D’où l’implication et la coordination multisectorielle dans la lutte contre les violences faites aux femmes (VFF), notamment le secteur de la santé qui a un rôle important à jouer à cet égard et peut offrir des soins de santé intégrés aux femmes soumises à la violence et les orienter vers les autres services d’appui dont elles pourraient avoir besoin. L’intérêt que porte l’Algérie à la lutte contre les violences faites aux femmes se révèle dans l’article 40 de la Constitution amendée, lequel stipule «la protection de la femme de toutes les formes de violence, et ce, en tous espaces et circonstances». L’Algérie a adopté la majorité des textes internationaux y afférents, à savoir la Convention de lutte contre toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, le Traité relatif aux droits politiques des femmes ainsi que le Protocole de la femme en Afrique, relevant de la Charte africaine relative aux droits des femmes et au travail. L’Algérie combat ce type d’actes, en accordant la priorité à la prévention et la protection ciblée et adaptée.

R. H.