Lutte contre les maladies infectieuses : Des moyens colossaux pour l’éradication

Les maladies infectieuses à l’origine de grandes épidémies ou de pandémies à l’échelle mondiale ont décimé des millions de personnes à travers l’histoire. L’Algérie, à l’instar des autres pays, a, dès son indépendance, élaboré  une stratégie nationale de lutte contre des pathologies comme la tuberculose, la variole, la rougeole…

Des moyens colossaux ont été alloués au secteur de la santé pour lutter contre la propagation des pathologies contagieuses, accompagnés de textes de loi pour réglementer les mesures entreprises.C’est que les vaccins s’imposent comme un rempart contre ces infections et préservent de la contagion. «La vaccination est l’une des actions menées dans le cadre de la prévention sanitaire. Elle joue un rôle prépondérant dans la lutte contre de nombreuses maladies graves et mortelles. Chaque année, les vaccins sauvent des milliers de vies», explique le docteur Fethi Benachenhou. «Notre pays a, dès l’indépendance, mis en place un plan national de vaccination pour éradiquer les infections, notamment celles qui sont derrière le taux important de mortalité infantile», ajoute l’ancien praticien de la santé publique.
A ce propos, notre interlocuteur met en exergue le potentiel et l’expérience de l’Algérie dans le domaine de la vaccination. «L’Algérie a pu, depuis les années 1970, vaincre des maladies très graves, telles que la rougeole et la poliomyélite. Un programme de vaccination élargi, le PVE, est vite mis en place pour être une référence pour le corps médical. De ce fait, chaque enfant qui naît bénéficie de différents vaccins contre plusieurs infections. D’ailleurs, dans l’objectif de contrôler et de généraliser ce programme à la scolarisation des enfants, les établissements scolaires exigent le carnet de vaccination. Une sorte de carte sanitaire», rappelle-t-il.
Et de poursuivre : «Dès la réapparition d’une infection, des campagnes de vaccination sont organisées dans les écoles et les structures de santé. Il n’y a pas si longtemps, les autorités sanitaires étaient ont mis en branle le processus de vaccination.»
Dans ce sens, des infrastructures et des staffs médicaux et paramédicaux sont mobilisés pour administrer les vaccins aux enfants et aux adultes. «Jusqu’aux années 1990, la prévention a été au cœur du système de santé. Ces derniers temps, nous nous sommes éloignés de cette doctrine qui nous a guidés pour vaincre des maladies mortelles, de l’avis même de l’Organisation mondiale de la santé. Celle-ci a adressé des rapports favorables pour notre pays», soutient le praticien.
Il est à rappeler enfin que l’Algérie avait programmé des projets pour la production de vaccins localement. «Des décennies après, nous ne savons pas les raisons de l’échec», conclut le Dr Benachenhou.
Karima Dehiles