Maison de la culture Mohamed-Boudiaf d’Annaba : Un carrefour d’échanges artistiques

C’est par un temps pluvieux et froid qu’on redécouvre la maison de culture d’Annaba qui porte le nom de l’ancien Président Mohamed Boudiaf, assassiné à l’intérieur de l’établissement  un 29 juin 1992, à 11h30.
Qui ne se souvient pas de ses derniers mots : «Les autres pays nous ont devancés par la science et la technologie. L’islam… », Boudiaf n’a pas eu le temps de terminer sa phrase. C’était sa deuxième sortie officielle depuis son arrivée au pouvoir. On se rappelle de son discours devant un parterre de notables de la ville et de ses responsables. Aujourd’hui encore, les gens de passage  à Annaba s’empressent de visiter la  bâtisse, devenue un carrefour d’échanges culturels où s’organisent divers événements et manifestations nationales ou internationales. Toute une  riche programmation  autour de la photographie, des arts plastiques, des expositions en font  un lieu de joie, de découverte, d’apprentissage et de rencontres comme pour panser une plaie demeurée longtemps ouverte.
Dans la  grande salle agréablement aménagée, on ressent encore la présence d’un brave homme qui s’est  écroulé sur la tribune. L’émotion étreint. Affable et courtois, le directeur de la maison de culture qui nous accompagne confie que le rideau du fond n’a pas été changé depuis 30 ans. Le lieu, qui réveille des souvenirs tristes, est devenu un espace de culture vivant et dynamique.
S. S.