Manal Gharbi à la salle Ibn Khaldoun (Alger) : Qâada dziria

L’interprète de musique andalouse et de hawzi, Manel Gharbi, a animé un concert de musique andalouse, dans la soirée de vendredi dernier, à la salle Ibn Khaldoun, à Alger. La chanteuse a attiré une foule nombreuse, venue assister à une prestation des plus prestigieuses.

La sublime et douce voix a raisonné fort, durant cette soirée ramadhanesque, organisée par l’Etablissement arts et cultures de la wilaya d’Alger. Nazim et Nasser à la guitare, Lyès au violon, Khaled au târ, Nacer au banjo et Saliha au aoûd. Le son de flûte est soufflé par Farid, Sofiane à la batterie et Nadjib à la contrebasse. Après avoir introduit sa troupe musicale, la chanteuse entame la soirée  par «QaâdaDziria» en mode inkilab zidan, et plusieurs parties noubas dont «Ya mahlaitisali» et «Ya kawm ma wajadto sabra», dans une belle fusion des genres.
Pendant près de deux heures, l’artiste, accompagnée de son orchestre, a enchanté le public présent en interprétant une variété de chansons andalouses et contemporaines inspirées du terroir. Par sa voix étoffée et limpide, Manal Gharbi a par la suite interprété des chants hawzi comme «Btat el jafiyaAânni», «Mersouliyehadetnialaaâdra» et
«MahaniZin». Durant cette deuxième partie de la soirée qui s’est prolongée jusqu’à une heure tardive de la nuit, la cantatrice a enchanté le public par une palette de chansons de la musique andalouse et ses variantes, comportant plusieurs titres célèbres, comme «SabriQlil», «Ya rouhiwayarayhani», «Ya moukatil» et «Achkiwagharami», longuement applaudis.
Le poétisme des textes lyriques a été rendu sur un support musical relevé, avec des sonorités instrumentales denses, dont la contrebasse de Nadjib, exécutant de belles partitions qui ont restitué, avec l’ensemble des musiciens, la valeur de l’exercice permanent qui a toujours valu à Manal Gharbi d’être appréciée de tous.
Walid Souahi