Marché de l’habillement : La vente au kilo en vogue

La vente au kilo, apparue l’année dernière à Alger, s’est propagée dans d’autres régions du pays. Le principe de ce commerce est que les articles achetés seront pesés et payés selon leur poids et non par unité.

Des commerçants ouvrent des magasins spacieux, dont certains ont  transformé leur activité pour exploiter ce nouveau créneau. Dans l’espoir d’y trouver des prix abordables pour l’achat de tenues à l’occasion de la fête de l’Aïd El Fitr, les familles n’hésitent pas à s’y rendre. A la rue Larbi Ben M’hidi, à Alger-Centre, un grand espace commercial active dans ce créneau.
 «Je suis venue avec ma voisine. Je ne savais pas que cela existe jusqu’à ce qu’elle m’en parle. On y trouve de tout. Apparemment, ce sont des vêtements neufs et on choisit ce que nous voulons et payons au poids. En revanche, ce n’est pas de la marchandise à liquider ou des soldes, c’est une nouvelle option», explique une cliente, qui a acheté pour toute la famille.
Les articles sont exposés sur des étagères, suspendus dans des cintres ou mis dans des corbeilles. «Ici, vous ne risquez pas de voir les prix affichés. Vous choisissez et la balance indique le prix selon le rayon indiqué. J’ai acheté pour mes deux enfants des chaussures à 3.000 DA alors que le kilo fait 4.5OO DA», soutient une dame, qui demande à son fils d’essayer une basket blanche.
Réparti sur plusieurs locaux, on trouve un commerce similaire à Réghaïa. Cet endroit était auparavant un centre commercial où se tenaient de nombreuses activités. En 2021, il a été loué pour un commerçant qui a investi dans la vente au kilo. Selon l’affluence enregistrée, les affaires semblent prospères. «Ces commerces commencent à se répandre à travers le pays. Ils permettent aux familles au petit revenu de s’habiller correctement et à bon prix. Souvent des clientes venues pour un ou deux articles, se retrouvent à acheter pour d’autres membres de leurs familles. Cela nous faire plaisir», souligne un vendeur. Les chalands y gagnent aussi en termes de dépenses. Pour les sous-vêtements, le kilo est à 1.500 DA, les pulls, chemisiers, t-shirts sont à 1.500 DA, tandis que que les chaussures sont cédées à 2500 DA.
«Comparativement aux autres boutiques, pour 2.500 DA, vous n’aurez qu’une paire de sandales. A ce prix, dans notre commerce, ce sont deux paires assurées», ajoute le vendeur.
Karima Dehiles