Massacre en RDC : L’ONU déploie une équipe pour une première enquête

La Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) et le Bureau des Nations unies pour les droits de l’homme ont déployé une équipe des droits de l’homme pour une première enquête sur le massacre perpétré à Kishishe dans l’est du pays, le mardi 29 novembre.
Le gouvernement congolais a avancé un bilan très lourd de 272 morts. «L’équipe de l’ONU, avec les autorités locales, interroge les témoins et les victimes pour évaluer le nombre des victimes à Kishishe, toujours sous contrôle du M23», a indiqué Stephanie Tremblay, porte-parole adjointe du  secrétaire général de l’ONU.
La Mission a aussi fourni une protection et évacué des civils qui cherchaient à se réfugier dans sa base de Rwindi, affirme la responsable. La Mission a réitéré son appel à «une cessation des hostilités et à un plein appui aux initiatives régionales».
Sur le terrain, de violents affrontements ont opposé, mardi dernier, dans l’est de la RDC, plusieurs groupes armés à la rébellion du M23, qui s’est par ailleurs déclarée prête à «commencer à se désengager» des zones dont elle s’est emparée ces derniers mois dans le Nord-Kivu, a-t-on appris de sources locales. Selon certaines de ces sources, l’armée congolaise a également combattu le M23 dans le courant de la journée vers Bwiza, à quelque 40 km au nord de la capitale provinciale Goma.
Par ailleurs, groupes armés et gouvernement de la République démocratique du Congo tiendront une prochaine séance de pourparlers de paix en janvier dans l’est de la RDC, après trois premières réunions au Kenya, selon la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC).
Ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013, le M23 a repris les armes en novembre 2021 et conquis ces derniers mois de larges portions d’un territoire au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. La récente offensive du M23 alimente les tensions diplomatiques entre la RDC et le Rwanda, tous deux membres de l’EAC. Les sept pays membres cette organisation (Burundi, Kenya, Ouganda, RDC, Rwanda, Soudan du Sud, Tanzanie) ont décidé en juin de l’envoi d’une force régionale, qui a commencé à se déployer.