Matériel de surveillance, Un marché très concurrentiel

Conséquence du boom des résidences fermées, la demande sur le matériel de sécurité, les caméras de surveillance, notamment, est de plus en plus croissante.
Pour le gérant d’une entreprise de montage et d’installation de matériel de surveillance et de sécurité, Youcef Miloudi, ce secteur est en pleine expansion. «Les caméras de surveillance sont à la mode, rapporte-t-il, dans les quartiers résidentiels et dans les nouvelles cités.» C’est l’un des rares marchés, en outre, qui n’a pas été affecté par la pandémie sanitaire. «Le plus important marché de gros de ce type de matériel est à El Hamiz, alimenté par les importateurs. Les produits proviennent de la Chine et il y en a pour toutes les bourses. C’est là où s’approvisionnent les entreprises spécialisées dans le montage et l’installation de ce matériel», explique-t-il, précisant que seules ces entreprises peuvent acquérir ce matériel. L’achat, la vente, le montage et l’installation sont soumis à une réglementation rigoureuse. «Un particulier ne peut pas acheter et installer une caméra de surveillance sans recourir à des professionnels. Le client doit d’abord passer par les services de la wilaya pour obtenir une autorisation avant de faire appel à une société spécialisée. Sans cette autorisation, les entreprises ne peuvent installer leur matériel», souligne-t-il. Dans les cités, l’installation de ce type de matériel est conditionnée par la création de comités de quartier. «Pour l’acquisition et la mise en place de ce matériel, un contrat est obligatoire. Il nous faut donc un vis-à-vis. Quand il s’agit du propriétaire d’une villa, la procédure est simple. Mais un quartier, c’est autre chose. Nous avons besoin d’un représentant de la cité et seul un comité de quartier peut conclure des contrats avec les entreprises», rapporte-t-il, signalant que les caméras de surveillance sont surtout sollicitées par les propriétaires de logement LPP. Les entreprises, par ailleurs, doivent être agréées par la wilaya pour pouvoir exercer cette activité. «Comme le matériel de surveillance et de sécurité est très sensible comme produit, il y a des enquêtes que le ministère de l’Intérieur, notamment, mène sur l’entreprise avant de lui accorder le feu vert. C’est un processus très long», dit-il. La même procédure, révèle-t-il, est appliquée aux importateurs. La réglementation interdit, de plus, l’utilisation et la mise en place des caméras à vision nocturne.
 Farida Belkhiri