Médicaments de fabrication nationale : Vers l’exportation pour un montant de 50 millions d’euros

Le ministère de l’Industrie pharmaceutique prévoit l’exportation de produits fabriqués en Algérie d’une valeur prévisionnelle de 50 millions d’euros.

L’annonce a faite, samedi à Tizi-Ouzou, par Louiza Ladjadj, inspectrice générale du ministère, lors des travaux de la journée nationale de la Sorp organisée par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Selon l’ancienne responsable de la pharmacie du CHU de Tizi-Ouzou, l’Algérie, dans le cadre de son ouverture sur le continent africain, organisera, du 17 au 19 mai 2022, le premier Salon national de l’industrie pharmaceutique à Dakar. «El DjazairHealthcare» verra la participation de 70 laboratoires pharmaceutiques publics et privés. Mettant en exergue l’importance accordée à la production de médicaments, elle a souligné que cet intérêt s’est traduit par la multiplication d’unités de fabrication dont lenombreatteint196dont 31 ont été créées depuis le début de l’année. «En Algérie, 3 sur 4 médicaments dans les officines sont de production locale», a-t-elle souligné.
Elle s’est ensuite attardée sur la mise en place d’outils de régulation et l’assainissement de l’activité de production. «Le ministère travaille d’arrache-pied depuis septembre 2009 pour mettre de l’ordre dans le secteur»,a-t-elle ajouté. A cet effet,«60 décrets et arrêtés ont été promulgués et d’autres sont en instance d’étude».
Elle a évoque, par ailleurs, l’Observatoire national de veille sur la disponibilité de médicaments mis en place en février 2021 qui regroupe les ministères de la Défense nationale, de la Santé, du Travail et de l’Emploi et de la Sécurité sociale, l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, le comité des experts cliniciens, des ordres et syndicats des pharmaciens et médecins et des associations de producteurs, de distributeurs et de consommateurs.
Mme Ladjadj rappellera la mise en place d’une plateforme Numérique où distributeurs, producteurs, importateurs et exportateurs annoncent leurs programmes de production et de stocks permettant au ministère de travailler autour de la disponibilité et cibler les «foyers de tensions», pour leur prise en charge immédiate. «L’inspection générale installée en avril 2021constitueun outil de régulation pour un contrôle efficace de l’activité pharmaceutique», a-t-elle proclamé.
La responsable est revenue enfin sur l’identification des acteurs de l’industrie pharmaceutique. «Le cadre juridique et réglementaire permet de connaître les performants et les défaillants», a-t-elle lancé.
A l’en croire, un travail colossal a permis la réduction drastique du nombre de distributeurs, passé de 600 à 286, et du nombre d’importateurs, passé de 100 à 25.
Rachid Hammoutène