Mise à la retraite des enseignants chercheurs âgés de 70 ans : Benziane s’explique

 Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane, a affirmé, ce jeudi, que l’application des dispositions relatives au départ à la retraite des enseignants chercheurs et chercheurs permanents âgés de 70 ans, était « une démarche administrative exigée par la phase de renouvellement du secteur compte tenu du nombre croissant de titulaires de doctorat en Algérie ».

Dans une déclaration à la presse en marge d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, le ministre a expliqué que la mise en exécution des procédures relatives aux dispositions de mise à la retraite des fonctionnaires affiliés aux corps des enseignants chercheurs et chercheurs permanents âgés de plus de soixante-dix ans, était « une procédure administrative tout à fait normale, compte tenu de la demande croissante sur les postes d’emploi par les titulaires de doctorat ».
Le ministère s’attellera à « étudier les cas exceptionnels, sachant que l’université peut toujours recourir au recrutement des chercheurs émérites en tant que contractuels, dans le cadre des mécanismes de recrutement en vigueur dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche  scientifique, ou encore dans le secteur hospitalier, à l’instar des autres pays », a-t-il fait savoir. Et d’ajouter « la phase de renouvellement imposée par le nombre croissant de titulaires de doctorat chaque année contraint le secteur à prévoir des mécanismes permettant l’accès à des postes sans compromettre le parcours de recherche des enseignants chercheurs à la retraite ».
     Répondant aux questions des députés, le ministre a fait savoir que son secteur « a entamé début février dernier la réception des propositions des partenaires sociaux sur les statuts particuliers de l’enseignant chercheur,  de l’enseignant chercheur hospitalo-universitaire et des corps des chercheurs permanents », relevant que la commission mixte « s’attèle à rapprocher les vues  entre les différents représentants des syndicats et à  soumettre des propositions pour enrichir les projets des statuts particulier de manière rationnelle et en fonction des moyens disponibles ».
Le ministre a assuré que le dégel de certains projets relevant du secteur se fait graduellement, citant un lot de 160 logements inscrit en 2021 au profit de la ville universitaire à Oran ».
S’agissant des perspectives du secteur pour prendre en charge les étudiants dans l’enceinte universitaire, le ministre a fait état de la mobilisation de 12.707 agents de sécurité répartis sur 392 cités universitaires outre l’installation de 6220 caméras de surveillance ». Il a également annoncé l’inscription de la réalisation d’un projet d’une  cité universitaire à Aflou (wilaya de Ghardaïa) au titre du programme sectoriel pour l’exercice 2023.