Mohamed  Tahouri, président de l’association Ghuir : «Taghit est devenue une décharge»   

La protection de l’environnement et l’écotourisme est au cœur de ses préoccupations.  Mohamed Tahouri, président de l’association Ghuir de protection de l’environnement et d’écotourisme de Béchar, qui ne ménage aucun effort dans ce sens, nous parle ici de ses vacances et de son amour pour la nature qui subit des dégradations constantes.

Vous accordez un intérêt pour l’écotourisme, comment peut-on le  développer ? 
Nous regrettons infiniment le comportement de certains pseudo-touristes. Durant le Nouvel An 2022, la région de Taghit est devenue une décharge à ciel ouvert. En l’absence de contrôle de la part des directions de la culture et du tourisme, nous risquons de perdre ce patrimoine millénaire. Cet exemple n’est qu’une infime partie de notre richesse touristique exposée quotidiennement aux actes de vandalisme. Si rien n’est fait, d’ici peu, nous risquons de perdre ces livres d’histoire.
Que représente l’été pour vous ? 
C’est la période où les températures deviennent insupportables dans le Sud du pays. Pour éviter l’insolation, les habitants se lèvent très tôt pour régler leurs affaires. Vers entre 10-11h, les rues commencent à se vider et la vie ne  reprend son rythme qu’aux environs  de 19 h.
Quelle destination choisissez-vous pour passer votre congé ? 
Je passe une partie de mon congé avec ma petite famille à Mostaganem, une  ville que je trouve très belle et qui est réputée pour ces belles plages. Exceptionnellement, l’an dernier, je n’y suis pas resté très longtemps à cause de mes engagements avec l’association. Pour cet été, j’ai laissé mes enfants et mon épouse chez mes beaux-parents pour faire des bricoles à la maison. En plus de Mostaganem, je porte un amour particulier pour la région de Kabylie. Durant mon séjour, j’ai été touché par l’hospitalité et l’accueil réservés à un  invité. J’ai relevé que la modernité se marie bien avec  la tradition. Si l’on choisit de partir dans une wilaya côtière, c’est parce que nous n’avons pas de lieux de loisir au niveau de la commune d’Abadla mis à part un petit jardin où les enfants peuvent jouer. Je profite de l’occasion pour lancer un appel aux autorités pour construire des lieux de loisirs et de détente.
Pouvez-vous présenter le travail de votre association ? 
 Notre but principal est de développer chez les jeunes la culture de la protection de l’environnement et d’encourager le tourisme durable. Pour ce faire, nous organisons des campagnes de reboisement et de nettoyage. Nous initions aussi des sorties pour les jeunes de notre commune vers d’autres wilayas dans le cadre de l’initiative d’échanges culturels avec d’autres associations de jeunes. Notre association et d’autres ont joué un rôle capital dans le développement de la culture du  tourisme et la promotion de la destination Algérie.
Entretien réalisé par Samira Belabed