Naït Brahim, lieutenant de la Protection civile : «Les baigneurs doivent respecter les consignes»

Le Lieutenant Naït Brahim de la cellule de communication de la Protection civile appelle les baigneurs à respecter les consignes, à éviter les plages interdites et à nager durant les heures où le dispositif de surveillance est en place.

 
On assiste à un nombre important de noyades. Quelles en sont les causes ?
Je dois d’abord souligner que la saison estivale n’a pas encore commencé, ce qui veut dire que pour l’heure, le dispositif de surveillance n’est pas encore mis en place. Ce qui sous-entend qu’il y a possibilité qu’il y ait des noyés. Aussi, il y a lieu de noter que les noyades n’on pas lieu uniquement sur les plages, elles le sont également dans les barrages, les réserves d’eau, les oueds et les étangs.
Mais le gros des noyés a lieu au niveau des plages ?
Tout dépend des années. L’année dernière par exemple, le gros des noyades a été enregistré au niveau des réserves d’eau. Car sur les plages, le dispositif de surveillance est opérationnel, alors que dans les réserves d’eau qui se trouvent essentiellement au niveau des zones rurales, à l’intérieur du pays, il n’y a pas de surveillance.
Comment faire pour éviter ces drames ?
A travers le respect des consignes de sécurité mises en place par la Protection civile. Il faut que nos concitoyens se baignent uniquement dans les plages autorisées, durant les heures de surveillance qui s’étendent de 7 heures du matin jusqu’à 19heures. Mais malheureusement, il y en a qui se baignent en dehors des heures de surveillance, notamment ceux qui font de longs trajets, car ils ont tendance à s’attarder sure la plage pour profiter davantage de la mer. Ils commencent en effet à nager très tôt le matin, avant la mise en place du dispositif de surveillance sous prétexte de profiter de la fraîcheur matinale. Il y en a, aussi, qui aiment se baigner tard dans la nuit, moment où la surveillance des plages n’est pas assurée.
 
Est-il question d’aménager des zones spécialement dédiées à la baignade ?
A la Protection civile, nous ne pouvons pas faire face à toutes les situations, puisqu’on a affaire aux feux de forêt, aux accidents de la circulation, ce qui fait que chaque année on engage des saisonniers. Ce sont des maîtres nageurs qui travaillent avec nous durant l’été mais qui ne sont pas incorporés dans le corps de la Protection civile et dont le rôle se limite à la surveillance de la baignade. Aussi, il y a des campagnes de sensibilisation et des spots de publicité qui passent sur les chaînes de télévision et à la radio pour faire prendre conscience aux citoyens des dangers de la mer.
 
En dépit des campagnes de sensibilisation et de prévention, à chaque saison estivale, on enregistre beaucoup de cas de noyade…
En dépit des campagnes, il y a toujours des accidents de la circulation, des noyades et des asphyxies. Nous faisons de notre mieux. Quand on dit à quelqu’un que la plage est interdite à la baignade, avec une pancarte bien définie et bien mise en évidence et qu’il y a va quand même, que peut-on faire ? Nous n’avons pas le pouvoir de sanctionner. Il faut juste respecter nos consignes…
Entretien réalisé par Fatma-Zohra Hakem