Nouveaux enjeux, nouvelle mission

Hier, c’était, la journée mondiale de la liberté de la presse. Principe fondamental dans tout système démocratique, celle-ci est pleinement
et entièrement consacrée dans la Constitution. Le président de la République en a fait un principe immuable.

Une des dispositions de la loi fondamentale garantit aux journalistes la liberté nécessaire à l’exercice de leurs missions dans le respect des principes du professionnalisme et de la déontologie. L’article 54 stipule que «le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté». La pensée et la parole du chef de l’Etat sont traduites en actes. L’Algérie compte 180 quotidiens et près de 8.500 journalistes et le secteur de l’audiovisuel a vu la création d’une vingtaine de chaînes privées, sans oublier le développement de la presse électronique. Un décret exécutif relatif aux modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne a été élaboré.
Le ministère de la Communication avait annoncé la remise de plus de 140 accusés de réception de déclaration de sites électroniques durant le premier semestre de 2021 pour l’octroi d’attestations d’enregistrement. Le secteur a vu aussi le lancement de chaînes TV spécialisées, en l’occurrence la A3 et Savoir et Mémoire. En 2021, l’Algérie a lancé AL 24 News, une chaîne dédiée à l’actualité nationale et internationale. Toutefois, la profession traverse une période délicate. La presse écrite joue même sa survie. L’arrivée de grosses pointures du web, la chute des revenus publicitaires et la crise économique ont mis à mal la presse traditionnelle. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a surtout exprimé sa volonté d’œuvrer à la «promotion d’une presse pluraliste, libre et responsable». Aujourd’hui, les défis sont multiples et urgents dans un monde global et complexe, voire de confusion. L’Algérie évolue dans un environnement régional et international marqué par divers crises et conflits. Plus que jamais, la presse est appelée à se mobiliser et agir pour faire face aux campagnes médiatiques des lobbies hostiles à notre pays.
Il s’agit, aussi, de lutter contre les manipulations de l’information (fake news) et les allégations dangereuses, arme de guerre de 4e génération. Arme de manipulation de l’opinion publique, les informations erronées connaissent, ces dernières années, un développement exponentiel au point de devenir un véritable fléau social. Lutter contre les fake news passe par l’essor de moyens d’information crédibles, de qualité et accessibles à tous et la production d’un contenu professionnel. Il s’agit, aussi, de défendre les intérêts stratégiques du pays et de promouvoir les valeurs de la république aux plans régional et international. Faire entendre la voix de l’Algérie dans le concert des nations est un devoir national avant d’être professionnel. La presse doit mettre en exergue les nombreux acquis et réalisations dans divers domaines. L’organisation du secteur souhaitée par tous les professionnels s’impose surtout pour distinguer les professionnels des mercenaires de l’information.
Amokrane Hamiche