Nouvelle œuvre d’Ahmed Rezzag : «Posticha» réunit plus de 150 artistes

Plus de 150 artistes et techniciens, venus de plus de 50 wilayas,  ont répondu bénévolement à l’appel lancé par le metteur en scène Ahmed Rezzag pour la  réalisation d’une nouvelle production intitulée « Posticha ».

C’est ce qu’a été révélé lors de la conférence de presse animée,  ce mercredi au Théâtre national algérien Mehieddine Bachtarzi (TNA), par le directeur du TNA, Mohamed Yahiaoui, et le metteur en scène Ahmed Rezzag, en compagnie de quelques membres participants à cette méga production.
« Posticha » qui pourrait être traduit par  « petit problème », est une comédie noire dont l’histoire  débute dans un quartier où une personne casse le seul lampadaire sur la place publique,  laissant le quartier dans le noir. De fil en aiguille, la situation dégénère et se complique pour devenir un conflit ente personnes, puis entre familles puis  entre quartiers. Il  s’étendra aux autres régions pour devenir ensuite national. Une situation qui résume, selon le metteur en scène et auteur de la pièce, les conflits que vivent les sociétés actuelles qui parfois partent d’un rien pour se transformer en guerre.
L’œuvre est une coproduction du TNA en collaboration avec l’office national pour la culture et l’information (ONCI) ainsi que plusieurs théâtres régionaux. Elle met en scène quelques grands noms du 4e art  algériens et de la scène artistiques entre comédiens, danseurs, chorégraphes, musiciens, metteurs en scènes et techniciens des différents métiers de la scène, diplômés des différentes institutions de formation artistique  ou  autodidactes.   Parmi eux Mustapha Ayad, Hamid Achouri, Kamel Bouakkaz, Menad Mebarek, Benzina, Mohamed Zami, Sliman Habes, Rabie Oudjaout, Adlene Bakhouch et d’autres encore.
Le directeur du TNA a signifié que les recettes des première représentations, qui auront lieu les 8, 9 et 10 janvier au TNA, seront versées au profit des enfants malades du cancer. Pour Rezzag, ce projet est un défit que relèvent les artistes pour prouver leur capacité de mobilisation. « C’est une action libre et indépendante des artistes accompagnée par des institutions » affirme Rezzag.  C’est aussi une occasion pour les artistes de se retrouver autour d’un projet, confie le compositeur Mohamed Zami.
Rezzag a affirmé que s’il a été à l’origine de ce travail et qu’il en est l’auteur, les comédiens et artistes ont grandement participé notamment dans l’écriture des dialogues qu’ils ont adaptés eux-mêmes selon la situation et les tableaux de la pièce. Il dira également que l’œuvre n’est pas totalement achevée, puisqu’elle pourrait connaitre des modifications après chaque représentation.
Hakim Metref