Nuit du Conte d’Arts et Culture : Hommage à Zakia Gaouaou

Depuis quelques années Zakia Gaouaou était l’une des conteuses qui animaient la traditionnelle «Nuit du conte» organisée par l’Etablissement Arts et Culture durant le mois de Ramadhan. Mais cette année elle n’y était pas, car le Tout-Puissant l’a rappelé à Lui le 8 septembre 2021, suite à un combat de 18 mois contre la maladie.

La Nuit du Conte, organisée lundi dernier à la Médiathèque Bachir-Mentouri d’Arts et Culture et animée par l’écrivaine et poétesse Fouzia Laradi, a été un hommage à Zakia Gaouaou, (connue également sous le pseudonyme de Madame Mounia), qui était une artiste aux multiples facettes car elle était conteuse, poétesse, écrivain, journaliste et artiste plasticienne. Des amis et membres de sa famille, se sont retrouvés pour évoquer une femme au grand cœur et à la générosité débordante.
Sa fille, Mounia, et sa petite fille Melissa, évoquent une mère et une grand-mère aimante, attentionnée et à l’écoute de tout le monde. «Sa mort  a été un choc pour de nombreuse personnes», affirme Mounia.
Plusieurs conteuses étaient aussi au rendez-vous pour évoquer cette grande dame, qui de prime abord n’était pas du tout prédestiné à ce métier, puisqu’elle a effectué des études en économie. Naima déclare: «J’ai connu Mounia à l’atelier de conte en 2003 à la Bibliothèque nationale et nous sommes devenues amies dès la première rencontre.» Pour madame Aouaouech «Zakia est une grande dame qui restera éternellement dans nos cœurs». Pour sa part Mina «sa maison était toujours ouverte et elle donnait sans retenue. Elle n’est jamais partie, pour moi». Mamdame Hamouche: «Nous nous sommes connues lors d’une soirée de contes et bien qu’elle n’ait pas eu de formation elle avait le don. Elle était faite pour le conte.»
Fouzia Laradi a également déclaré que «Zakia Gaouaou est toujours parmi nous et si elle ne l’est pas physiquement elle l’est à travers ses œuvres et ses écrits». «Il est important de faire découvrir cette grande dame et perpétuer sa mémoire à travers ses œuvres», ajoute Laradi.
Pour clore cette soirée, les conteuses se sont succédé sur scène pour narrer les histoires de «Enniya et el Hila», «Tiziri et la sorcière», «L’homme, le lion, le sanglier et le serpent».
Native d’El Kantara dans la wilaya de Biskra, en 1950, après des études secondaires à Sétif elle rejoint l’université d’Alger. Elle embrasse le métier de journaliste et collabore dans plusieurs quotidiens de la presse nationale dont l’Authentique où elle anime la rubrique  «Courrier du cœur»  sous le pseudonyme de Madame Mounia. Elle est auteur de plusieurs écrits «Courrier de mon pays» en 2000 aux éditions Tassili, «La maudite»   recueil de nouvelles en 2003 aux Mihoubi, « Nissem à la plage» livre pour enfant en 2013 aux éditions Dalimen  «Passion en tumulte», roman en 2013 aux éditions Nait.  Elle publie également «Contes et légendes d’El Kantara en 2016 aux éditions Nait. Elle a également publié plusieurs contes pour enfants dans la collection «Les mots voyageurs».
Hakim Metref