Oran : 15 milliards pour l’acquisition de concentrateurs d’oxygène

Alors que le Covid-19 continue de faucher des vies, notamment en raison du manque d’équipements d’oxygénothérapie, la wilaya d’Oran accueille avec bonheur plusieurs initiatives visant à pallier les différents déficits enregistrés jusque-là.

Ainsi, en est-il de l’annonce du wali d’Oran qui vient de faire part que 15 milliards de centimes seront consacrés à l’acquisition de concentrateurs d’oxygène qui seront mis à la disposition des unités hospitalières dédiées à la lutte contre le coronavirus. Cette annonce va aider les établissements hospitaliers à faire face à la demande de plus en plus pressante en matière de respiration artificielle.  Il est à noter que le taux d’occupation de lits des deux hôpitaux spécialisés réservés à la lutte contre le Covid avoisine actuellement les 82%. Cependant, et malgré leur âpre lutte contre la pandémie, les praticiens de la santé déplorent un phénomène incivique qui devient récurrent, en l’occurrence, le vol de manomètres… C’est ce qui fait dire au Dr Boukhari, chef du service prévention à la direction de la santé et membre de la commission chargée du suivi de la situation sanitaire au niveau de la wilaya, que l’indisponibilité des manomètres à l’hôpital de Chetaïbo est la conséquence d’une série de vols.
Aussi, affirme-t-il,  «il ne s’agit pas d’indisponibilité de ces appareils par manque d’approvisionnement mais parce que les vols se sont multipliés ces derniers temps. Les familles des malades qui, malheureusement, se rendent en grand nombre à l’hôpital, emportent régulièrement les manomètres utilisés par leurs proches». Et de préciser qu’après la troisième vague, «nous avons reçu 335 manomètres que nous avons distribués aux deux établissements hospitaliers réservés à l’accueil des malades de la Covid, à savoir les hôpitaux de Chetaïbo et d’El Kerma. Malheureusement, ces appareils commencent à disparaître de plus en plus».
Le Dr Boukhari lance un pressant appel aux Oranais pour faire preuve de civisme et de ne plus s’adonner à cette pratique qui prive les malades des soins contre le coronavirus. Sera-t-il entendu ?
Amar Abbas