Oran : Espaces verts dites-vous ?

A quelques jours seulement de l’important événement sportif que la ville d’Oran abritera (26 juin au 6 juillet), à savoir la 19e édition des Jeux méditerranéens, des assiettes de terrain réservées aux espaces verts, se trouvant au centre-ville, sont laissées à l’abandon et représentent de ce fait de véritables points noirs. Elles le sont d’autant plus que certains de ces espaces sont situés à proximité des hôtels et de certaines importantes structures que les visiteurs étrangers et nationaux fréquenteront sûrement lors de leur séjour dans la capitale de l’Ouest.

A titre illustratif, à Sidi El Bachir (ex-Plateau), ce qui devrait être un espace vert devant égayer l’environnement de ce quartier populaire est abandonné à son triste sort et est envahi par les herbes sèches et les détritus, alors qu’ils se trouve en face d’un hôtel trois étoiles, à quelques pas de la gare ferroviaire, et à quelques encablures du plus grand hôpital de la région ouest du pays, à savoir le CHUO. A quelques deux cents mètres plus loin et juste en face de la maternité du CHUO, c’est la carcasse d’un immeuble en ruine dont une partie de sa façade est écroulée depuis deux ans, qui se dresse honteusement à ce jour sur place avec des tonnes de pierrailles à son pied, bloquant ainsi une partie de la rue, auxquelles s’ajoutent des ordures ménagères, car transformé en dépotoir par des personnes inciviques.
Malgré le danger qu’elle représente et la déplorable image qu’elle offre, cette
«carcasse» est néanmoins squattée par des familles sans que personne ne s’inquiète du danger de mort auquel ces dernières sont exposées, comme nous l’avions déjà rapporté dans deux de nos éditions.
Par ailleurs, quelques cinq cents mètres plus bas, plus précisément derrière la Cathédrale et en face du Palais de justice, c’est le square Maître-Thuveny, qui offre, lui aussi, une désolante image. Ce qui pose d’ailleurs des interrogations, lorsque l’on sait que ce lieu de centralité a été aménagé peu avant les élections locales du mois de novembre 2021, où des plaques de gazon naturel ont été plantées. Mais lorsque le tout a poussé, il s’est avéré qu’il s’agissait en majorité beaucoup plus d’herbes sauvages que de vrai gazon et que l’absence d’entretien fait cruellement défaut, alors que cet espace se trouve au cœur de la ville.
N’est-il pas temps de corriger l’hideuse image de ces lieux publics pour agrémenter la vue et instaurer la culture de l’embellissement et de détente, et aussi pour développer la culture citadine auprès de larges secteurs de la population oranaise et de ses élus.
A. Abbas