Oran : L’APC s’attaque au squat des trottoirs

Dans plusieurs quartiers à Oran, les étalages de marchandises enlaidissent les rues et dérangent les piétons les obligeant ainsi à marcher sur la chaussée. Les personnes les plus vulnérables sont les enfants en bas âge, les personnes âgées et les malades qui sont exposés au risque de se voir happer par un automobiliste, car obligés d’empiéter sur la chaussée.
Pour assainir la situation, une opération de contrôle a été effectuée par la commission communale d’hygiène et de santé d’Oran en coordination avec la Commission des finances, la délégation urbaine de Sidi El Houari, El Emir et Akid Lotfi, la police, la Direction du commerce et l’Organisation de protection des consommateurs. Plusieurs endroits ont pu être ainsi libérés. Les gérants ou propriétaires de café, restaurant et autres doivent payer un droit d’occupation des terrasses donnant sur la voie publique. Mais rares sont ceux qui le font. Cette situation est à l’origine d’un préjudice financier.
Dans ce cadre, des ordres de paiement d’un délai de 48 heures sont établis pour quelques commerçants pour régler leur situation en obtenant une autorisation si les conditions sont remplies avant la fermeture administrative et la démolition des extensions non autorisées et qui gênent les passants. Selon la commission «lorsque la largeur du trottoir est inférieure à 5 mètres, une distance obligatoire pour les piétons d’au moins 1,5 mètre doit être laissée. Lorsque le trottoir fait plus de 5 mètres, deux tiers de la surface peuvent être exploités et il est obligatoire de laisser un tiers aux piétons».
«Il est interdit d’installer tout obstacle ou barrière pour déterminer l’espace exploité, qui peut être déterminé en plaçant des cloisons mobiles qui peuvent être enlevées en cas de besoin ou lorsqu’elles sont fermées, et les licences sont sujettes à révocation en cas de dépassement», précise la même source.
A.Abbas