Oran : Oued Tlélat, une gigantesque cité-dortoir

Les nouveaux relogés au pôle urbain Oued Tlélat, dans le cadre du programme des logements sociaux à points, déplorent le manque de commodités, notamment les magasins de commerce, le transport, et l’insécurité.

Une série de doléances exposées aux pouvoirs publics et qui a contraint plusieurs bénéficiaires à ajourner leur déménagement pour éviter ces tracas. D’autres familles patientent jusqu’à la fin de cette année scolaire pour permettre à leurs enfants de se concentrer sur leurs études. Sur instruction du wali d’Oran, les services de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) ont mis sur pied des commissions qui sillonnent depuis quelques jours les sites récemment livrés, afin de vérifier si les bénéficiaires ont bel et bien occupé leurs demeures. Selon certains citoyens, des logements distribués qui sont  fermés depuis plus de 7 mois ont été cochés par les contrôleurs et leurs propriétaires avisés. Nos interlocuteurs ont affirmé que ces cités ont été livrées sans commodités essentielles, ce qui fait que certains bénéficiaires préfèrent prendre leur temps pour déménager. «Nous souffrons de la location et des conditions de vie déplorables au niveau de nos anciens quartiers, c’est pour cela que nous n’avons pas attendu une seconde pour s’installer ici. Mais d’autres ont estimé qu’ils doivent patienter quelques mois en attendant que la situation s’améliore en termes de couverture sécuritaire, transport, commerce, administrations et établissements sanitaires», affirment-ils. Et d’ajouter : «La situation dans cette nouvelle cité est très difficile, avec ces nombreuses carences. Aussi, nous lançons un appel au wali et aux responsables du secteur pour prendre cela en considération et ne pas se précipiter, et aussi d’accélérer la réalisation des projets en attente afin de combler ce déficit.»
La nouvelle cité d’Oued Tlélat n’est pas une exception, puisque c’est généralement le même constat fait à travers les groupements urbains du programme LPL et même les cités AADL. Le wali Sayoud avait insisté, lors de ses visites sur les lieux, sur la prise en charge des doléances des habitants de ces cités. Le hic, les projets lancés tardivement ne sont pas encore achevés, d’autres travaux connaissent une lenteur qui rend le respect des délais de livraison impossible. Ce souci est pourtant soulevé à chaque réception d’une nouvelle cité, notamment celles isolées du centre de la commune, comme c’est le cas pour Oued Tlélat. Selon les spécialistes, les maîtres d’ouvrage devraient prendre cela en considération et lancer les appels d’offres pour la réalisation d’écoles, d’un commissariat, d’un centre de santé et d’autres commodités en même temps que les sites de logements. Mais cela n’est malheureusement pas respecté à chaque projet, ce qui pose les mêmes soucis pour les résidents.
A.Abbas