Oran : Plaidoyer pour la réouverture de la gare d’El Kerma 

De nombreux Oranais, et particulièrement les habitants de la commune d’El Kerma, dans la daïra d’Es Sénia, viennent de solliciter, pour la énième fois, les responsables de la SNTF dans l’objectif de renforcer le tronçon de la ligne de chemin de fer par des navettes quotidiennes devant assurer la liaison de la gare d’Oran vers la nouvelle ville de Oued Tlélat.

Sachant que de nombreux habitants de cette localité travaillent dans la zone industrielle de Tafraoui et de Mahdia, les concernés demandent à la SNTF de mettre en service un train de voyageurs de banlieue pour assurer la navette «plusieurs fois par jour» entre Oran et Oued Tlélat. Il convient de relever qu’il existe déjà à El Kerma une ancienne gare qui ne fait qu’assister aux passages des trains vers le centre du pays et leur retour. Par ailleurs, il existe déjà deux navettes quotidiennes  en aller-retour entre Oran et Relizane ainsi qu’Oran et Sidi Bel Abbès. La vieille gare d’El Kerma est actuellement reléguée au rang des oubliés, faisant quedes habitations précaires prolifèrent sur le bas-côté des rails. En dépit de la fermeture de la gare, qui faisait, jadis, les beaux jours des Oranais, il est utile de la ranimer puisqu’elle était déjà un lieu de rencontre entre le train et ses usagers. Cette gare n’est plus gérée par un chef de gare mais seulement par des gardiens de barrières qui assurent, jour et nuit, les passages des trains et des automobilistes. Pour rappel, la bâtisse de la gare a été construite vers la fin du XIXe siècle. Il s’agit d’une bâtisse en R+1, avec toutes les fonctionnalités d’une vraie gare.
D’autre part et malgré leur âge avancé, les quais d’embarquement existent toujours et peuvent permettre aux voyageurs d’emprunter le train de manière convenable et en tout confort. Pour la petite histoire, la gare d’El Kerma reliait du temps de la colonisation Oran et la ville thermale de Hammam Bouhadjar, en passant par Es Sénia, El Kerma et Tafraoui, sur une distance commerciale de 100 kilomètres…De nos jours, et manque d’imagination oblige, cette gare ne sert plus que de point de passage pour les trains de voyageurs ou de marchandises pour l’ouest du pays. Les travailleurs de Oued Tlélat et d’El Kerma sont obligés de recourir aux taxis clandestins pour rejoindre leur lieu de travail…
Amar Abbas