Oran : Une 5e station de dessalement en projet

Le lancement des travaux de réalisation d’une station de dessalement d’eau de mer est imminent. Face aux tensions de plus en plus fortes qui affectent les ressources hydriques, Oran aura la capacité d’être en sécurité hydrique dès l’entrée en exploitation de cette station de dessalement, prévue en 2024.

La deuxième ville du pays disposera ainsi d’une cinquième station de dessalement d’eau de mer, dotée d’une capacité de production de 300.000 m3 d’eau/jour. Les travaux seront réalisés par l’Algerian Energy Company (AEC), une filiale détenue à 100% par le groupe public Sonatrach. Ayant capitalisé une expérience appréciable, cette filiale est chargée d’assurer l’ingénierie de ce projet jusqu’à sa mise en service. Pour renforcer et sécuriser l’alimentation de la population oranaise en eau potable, les pouvoirs publics ont décidé de recourir à l’exploitation des ressources non conventionnelles, plus particulièrement le dessalement d’eau de mer, et ce, à travers la réalisation de cette nouvelle station qui s’ajoutera à celles existantes déjà. La wilaya d’Oran compte, à ce jour, quatre usines de dessalement d’eau de mer implantées à Arzew, Bousfer, Aïn Turck et à El Mactaâ (Marsa El Hadjad). Oran s’équipe ainsi en technologies de dessalinisation pour répondre aux besoins en eau potable de sa population. La dessalinisation apparaît comme une solution, même si le dessalement a un coût onéreux, notamment en matière de consommation d’énergie. La croissance démographique et la sécheresse font que l’accès a l’eau potable est un enjeu majeur de sante publique.
Compte tenu de l’évolution rapide de la croissance de la population et de ses activités économiques sur fond de changement climatique, Oran a besoin de solutions urgentes. Dessaler l’eau de mer est une idée séduisante. Les acteurs du secteur, comme Algerian Energy Company, investissent dans la recherche pour réduire les coûts de production. Pour ce faire, des membranes filtrantes, laissant passer les molécules d’eau mais stoppant les ions qui composent le sel, ont été mises au point. La future station de dessalement s’appuiera sur des procédés innovants pour réduire les coûts de production.
Plusieurs technologies de pointe sont utilisées. Elles sont majoritairement fondées sur l’osmose. Le prix des membranes osmoses s’est déjà considérablement réduit et les axes de recherche aujourd’hui portent davantage sur la réduction de la consommation d’énergie des centres de production, en travaillant sur la récupération d’énergie. La réduction de l’impact du procédé sur l’environnement est aussi une priorité.
A.Abbas