Ouled Djellal : Nouvelle wilaya, nouveaux défis

Riche de son histoire, de son patrimoine et de ses palmeraies, Ouled Djellal, à l’instar des villes algériennes, ne se développe pas comme elle devrait, mais elle demeure un lieu paisible où il fait bon vivre.
Ouled Djellal, c’est aussi la ville. Elle est accueillante et il y fait bon vivre. La sécurité  et ses habitants sont chaleureux. Plaque tournante reliant le Nord au Sud et disposant d’un fort potentiel agricole et touristique, Ouled Djellal compte bien se développer et s’imposer aussi bien sur le plan local que national, voire international au vu du nombre d’atouts dont dispose cette nouvelle wilaya qui n’a rien à envier aux autres. Touristique et agricole. La ville est paisible. Comme aiment à la décrire ses habitants. Ces derniers sont très contents de voir promouvoir leur région au rang de nouvelle wilaya. Une décision qui a été largement bien accueillie. Ils sont conscients des défis qu’ils doivent relever. Mais ils ne se découragent pas pour autant. «Nous avons longtemps rêvé de ce nouveau découpage administratif, car notre potentiel a été souvent caché ou plutôt étouffé, étant donné que Ouled Djellal était une des communes de Biskra», témoigne Larbi Ayache, natif d’Ouled Djellal.
Malgré les manquements, la jeunesse locale est prête à relever le challenge, notamment économique. Ahmed Mounib est chercheur à la retraite. Il affirme que cette décision vient à point nommé et revêt une grande importance, notamment en termes de rapprochement de l’administration du citoyen et la décentralisation en mesure de répondre aux besoins de développement social et économique. Pour lui, la décision prise par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de promouvoir dix circonscriptions administratives en wilaya à part entière, contribue au rapprochement de l’administration du citoyen dans les régions sahariennes, caractérisées par de vastes et éparses étendues. «C’est un soulagement total», dit-il. Malek Oukaci, universitaire, estime que «cette initiative va inciter au développement, permettre le désenclavement des zones d’ombre et surtout réduire la bureaucratie qui gangrène l’administration». Oukaci exprime surtout sa joie, dit-il, pour les citoyens habitant des zones reculées obligés de parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour un document administratif. Oukaci souligne d’autres défis de cette nouvelle wilaya. Il cite les contraintes de financement et la phase de transition de commune à wilaya.
Promue au rang de wilaya au même titre que neuf autres circonscriptions administratives du Sud du pays, conformément à la loi portant nouvelle organisation territoriale du pays, Ouled Djellal possède les facultés et les moyens nécessaires pour réussir à mettre à profit ses richesses. D’abord, la wilaya d’Ouled Djellal compte une superficie de plus de 11.000 km2 avec ses six communes (Chaïba, Doucen, Sidi Khaled, El Besbes, Ras El Miâd) en plus du chef-lieu. Elle recèle des capacités dans les domaines de l’agriculture, l’industrie, du tourisme mais aussi en ressources humaines, en plus d’un riche patrimoine culturel. Parmi les atouts de cette nouvelle wilaya, le secteur agricole compte une superficie totale excédant les 800.000 hectares exploités, entre autres, en céréaliculture et arboriculture fruitière, en plus d’un demi-million de palmiers-dattiers et près de 50.000 serres dédiées aux cultures protégées. Ce secteur stratégique se distingue particulièrement par une large pratique de l’élevage ovin, notamment la race ovine Ouled Djellal de renommée internationale. Au  plan industriel, la région est appelée à connaître une extension de son tissu, notamment dans les domaines de la production des matériaux de construction favorisée par l’existence de carrières de gypse et de granulats. De même, la région d’Ouled Djellal compte également de précieux atouts pour le développement du tourisme oasien, rural, religieux et culturel.
De nos envoyés spéciaux : Samira Sidhoum et Fouad Soufli 
 
 
D’Alger à Ouled Djellal : Une traversée panoramique
Samedi 14 mai 2022. Il est 5h19. Un brouillard couvre presque totalement les rues d’Alger. Visibilité nulle. Les automobilistes, les feux de détresse allumés, avancent au ralenti. Un climat suffoquant. Une température fraîche mais très humide d’un taux de 92%. La carte carburant est bien alimentée; elle offre certains avantages liés aux frais de déplacement et à d’autres domaines de dépenses liées au transport.
Let’s go. Autoroute Est-Ouest. La distance entre Alger et Ouled Djellal est de 410 km. Traversée de plusieurs wilayas : Bouira, Sidi Aïssa, Boussaâda et enfin la nouvelle wilaya d’Ouled Djellal. Divers paysages parfois hideux et amochés par la rudesse de la nature ou encore par l’inconscience et l’insouciance de l’homme. D’autres panoramas attirent l’attention. Des constructions tantôt achevées, tantôt inachevées. Se succèdent des projets d’infrastructures. Le système de péage au niveau de l’autoroute Est-Ouest entrera bientôt en vigueur, dès l’achèvement des installations et la fixation des tarifs, selon des responsables de ce secteur. Des panneaux indiquent les programmes d’entretien et de réhabilitation des routes. Un employé du secteur des travaux publics précise: «Les opérations de réhabilitation et d’entretien sont effectuées régulièrement pour préserver les investissements réalisés jusque-là.» La qualité de l’autoroute est aussi impactée par le passage des poids lourds, souligne un usager de la route. D’après lui, il faudrait durcir le ton avec les camionneurs et autres chauffeurs de poids lourds, surtout qu’ils sont souvent responsables, dit-il, de dégâts occasionnés sur la chaussée, dépassant souvent le poids autorisé par la loi. Si le problème persiste, c’est à cause du manque de contrôle. La nature est, par ailleurs, toujours là pour rappeler qu’il ne faut jamais abandonner.
Samira Sidhoum
 
Nadjib Bouhala, directeur des services agricoles d’Ouled Djellal
«Un programme de labellisation de la viande rouge race locale est en cours d’élaboration»
La wilaya d’Ouled Djellal est connue par la pratique de l’élevage dont le cheptel est estimé à plus de 700.000 têtes ovines, 600 têtes bovines et plus de 1.000 têtes camelines. Néanmoins, les deux dernières années de pandémie de coronavirus ont pesé lourdement sur les pratiques d’élevage, notamment la transhumance considérée comme un rite d’élevage. Fraîchement installé comme nouveau directeur des services agricoles, Nadjib Bouhala accepte de répondre à nos questions, vu que l’agriculture est un secteur névralgique. Le secteur de l’agriculture à Ouled Djellal est stratégique, car il se distingue particulièrement par une large pratique de l’élevage ovin, notamment la race  «Ouled Djellal» de renommée internationale et qui fait la réputation de cette région avec un cheptel total d’un million de têtes, dont 3.000 bovines et 1.000 camelines.

 

Comment se porte le secteur ? Est-ce qu’il a été impacté par la pandémie du coronavirus ?
La nouvelle wilaya d’Ouled Djellal s’étend sur une superficie totale de 1.126.380 ha, dont 874.983 réservés à l’agriculture, et une superficie agricole utile de120.000 ha. La wilaya est composée de deux grands pôles agricoles. Le premier est situé au nord prenant son noyau dans la commune de Doucène, caractérisé par la dominance de la production végétale (palmiers-dattiers, céréales et cultures maraîchères). L’autre pôle à l’ouest de la wilaya émergeant dans la zone d’El Gotaâ, entre la commune de Besbès et la commune de Ras El Miaâd, caractérisé par l’élevage ovin et la polyculture. Au milieu de la wilaya existent deux anciens pôles phœnicicoles (Ouled Djellal et Sidi Khaled) qui sont touchés actuellement par le manque d’eau d’irrigation malgré les efforts consentis par l’Etat dans ce sens.Le patrimoine phœnicicole compte environ 673.655 palmiers-dattiers dont 628.456 en rapport donnant un rendement moyen estimé a plus de 1.000kg/palmier.80% de ce patrimoine phœnicicole est réservé à la variété deglet nour. Les cultures protégées (sous serres) occupent une superficie de 850 ha, alors que les céréales une superficie de plus de3.000ha, dont 60% réservée au blé dur. Un cheptel avoisinant les 900.000 têtes composé dans sa majorité d’ovins (race Ouled Djellal),701.172 têtes ovines et 189.103 têtes caprines, et plus de 1.500 têtes camelines et bovines. Delà, nous pouvons dire que la pratique de l’élevage ovin occupe une place prépondérante dans le système agricole de la région. Les deux dernières années de pandémie (coronavirus) ont pesé lourdement sur les pratiques d’élevage, notamment durant la période estivale (la transhumance) considérée comme un rite de l’élevage ovin. Cette sédentarisation a eu des répercussions sur les frais d’élevage par le retour à l’acquisition des aliments concentrés, provoquant impérativement une légère hausse des prix du mouton.

 

A plus d’un mois de l’Aïd El Adha, le prix du mouton est-il accessible ?
Il faut signaler que sur le marche local du bétail, les prix varient de 45.000 à 70.000 DA en moyenne et peuvent dépasser les 100.000 DA facilement les jours à venir. Du fait que le mouton d’Ouled Djellal est de renommée internationale et le mieux coté sur le marche du bétail.

 

Quel profit tirez-vous de cette situation avantageuse ?
Un programme de labellisation de la viande rouge race Ouled Djellal est en cours d’élaboration pour la promouvoir, mais reste tributaire des efforts de tous les intervenants du secteur de l’agriculture.

 

Pensez-vous que la promotion de l’élevage du cheptel ovin est tributaire de la conjugaison des efforts de tous les intervenants du secteur ?
Nous avons l’intention de lancer une manifestation nommée viande rouge (la race d’Ouled Djellal) pour la promouvoir. Cette marque lui donne sa position légitime sur le marché national et international. Nous comptons célébrer la fête du mouton au niveau de la wilaya, mais la réalisation de ces objectifs dépend des efforts concertés de tous les partenaires.
Les agriculteurs rencontrés, notamment dans la filière des dattes, ont fait part de leurs préoccupations relatives à l’octroi d’autorisations de fonçage de puits, la généralisation de l’électricité agricole et l’aménagement de pistes à travers les exploitations. Quel programme est prévu dans ce sens ?
En ce qui concerne le palmier-dattier et comme nous avons déjà évoqué le problème d’eau d’irrigation, les instances publiques l’ont déjà pris en charge par la programmation d’un certain nombre de forages albiens pour pallier ce déficit. On cite, à titre d’exemple, quatre forages albiens programmés pour la commune d’Ouled Djellal, dont deux déjà réalisés. Deux forages albiens programmés et réalisés pour la commune de Sidi Khaled. Deux forages albiens programmés et réalisés pour la commune de Ras El Miaâd. Et un autre forage albien programmé et réalisé pour la commune de Besbès.

 

Quatre autres nouveaux forages albiens vont être inscrits dans les différents programmes de développement à venir…
Pour ce qui est de l’autorisation de fonçage, un guichet unique est déjà mis en place au niveau du siège de la direction de l’hydraulique de la wilaya, pour faciliter et accélérer les procédures d’obtention desdites autorisations. Sur le plan des actions structurantes, en l’occurrence l’électrification agricole, nous déclarons l’achèvement de l’opération de recensement des exploitations agricoles non électrifiées pour l’année 2021 et le premier trimestre de 2022. Dans le cadre de la convention Madr–Sadeg, les études des projets d’électrification agricole sont en cours d’élaboration par les services concernés. Des visites sur site réalisées par les cadres de la DSA d’Ouled Djellal ont permis d’évaluer les besoins réels en matière de pistes agricoles, soit pour les pistes à réhabiliter ou les pistes à réaliser, avoisinant les 300 km, qui seront pris en charge dans les différents programmes d’Etat.
Entretien réalisé par Samira Sidhoum
Commerce : Des chambres froides uniquement pour les dattes
Les chambres froides sont uniquement utilisées pour conserver les dattes. A cet effet, un manque flagrant est enregistré pour la conservation des fruits et légumes à la fin de la saison agricole, précise Mounir Aouiche, directeur du commerce à OuledDjellal. Grâce aux chambres froides, les aliments sont conservés de la meilleure manière et peuvent être consommés malgré les contraintes de transport. Il considère que la chambre froide permet aux professionnels de stocker et conserver différents types de produits périssables. Pour maintenir la qualité des denrées alimentaires comme les fruits et légumes, il est indispensable qu’ils soient conservés par réfrigération à basse température depuis leur récolte jusqu’à leur consommation.
Samira Sidhoum
Tourisme : Les agences de voyage en plein boom
Yahia Reda, inspecteur de tourisme et directeur du tourisme par intérim à Ouled Djellal, affirme que les agences de voyage connaissent un essor considérable ces derniers temps. «Le secteur a connu une activité positive au cours de la période récente, surtout après avoir travaillé à promouvoir le tourisme interne et à faire connaître la région.»
Selon ce responsable, la wilaya d’Ouled Djellal compte une seule agence de voyages. «Nous avons enregistré une augmentation, puisque aujourd’hui, nous comptons cinq agences de tourisme.» En outre, le secteur dans la wilaya est dans le besoin de nouvelles agences. Quant aux établissements hôteliers, il existe un seul établissement dans la wilaya, le Transit, qui comprend 52 chambres d’une capacité de 100 lits. Ouled Djellal dispose de deux structures d’hébergement, à savoir l’auberge de jeunesse de la commune, d’une capacité de 45 lits. Le directeur du tourisme par intérim souligne aussi que la wilaya connaît bel et bien un manque de structures d’hébergement et d’accueil, mais  admet que son secteur s’investit pleinement pour améliorer la situation. Sa stratégie repose sur l’accompagnement des investisseurs, en mettant à leur disposition toutes les facilités possibles.
Samira Sidhoum
 
L’ancienne ville en Jeep : Images d’une vieille cité
Avec ses siècles d’histoire et ses splendeurs architecturales, l’ancienne ville d’Ouled Djellal renferme un patrimoine civilisationnel incontestable, mais laissé à l’abandon. Une visite en Jeep proposée par Yazid Tobni, président de l’Association «Safari Ecosium for adventures Ouled Djellal» permet de découvrir cet autre aspect de la ville.
A bord de la Jeep, ancien modèle, la visite «à trois vitesses» peut commencer en cet après-midi du mercredi 18 mai. Yazid roule à 30 km/h tout en distillant plusieurs informations, sur son association, l’ancienne ville ou encore son amour pour la mécanique. Dans son garage, il a une Jeep qu’il répare pendant ses heures libres. Actif depuis 1997, Yazid Tobni possède douze Jeep, emploie cinquante chauffeurs, tous membres de sa famille. Il voit grand et ne lésine pas sur les moyens. Il organise des circuits (bivouacs, balades en Jeep, veillées folkloriques, cuisine traditionnelle etc.)à longueur d’année. Tous des succès. Il a réussi grâce à son professionnalisme, sa rigueur et sa passion pour le désert. Yazid est connu de tous. Il confie qu’il a réussi à fidéliser des familles venues de partout qui le sollicitent à longueur d’année. Il est aussi connu du milieu artistique. Il en a déjà accueilli plusieurs célébrités dont l’ancienne judokate Salima Souakri.
A l’entrée principale du vieux Ouled Djellal, un souk populaire. D’apparence, cette ancienne ville a connu une urbanisation accélérée, anarchique et surtout une dégradation avancée de son environnement, notamment ses palmeraies, où des constructions illicites ont été édifiées sans respect des normes architecturales de la région. A Rahba et Rahba-Ouest, le décor est planté. Cafés maures, ruelles étroites, petites mosquées et madarsas coraniques, et de moins en moins de forages qui emplissaient cette ville d’antan. On se salue naturellement dans la rue. Ici, les habitants préfèrent circuler en moto. «C’est une vieille tradition», commente Yazid, avant de renchérir: «Dans cette ancienne ville, un film de guerre,‘Leilatenar’, a été tourné tout récemment.» Il faut dire que ce genre de lieu se prête idéalement pour le tournage d’un film de guerre, vu que les sites sont préservés pour relater une vieille époque. Autre fait marquant, ce sont les demeures mises en vente. L’éclairage d’un jeune habitant de cette vieille cité. Les gens n’ont pas les moyens de rénover leurs maisons. Ils sont donc obligés de les vendre. En plus, ils préfèrent des habitations modernes et contemporaines. Le visage urbanistique de cette ancienne ville souffre de détérioration: nombreuses bâtisses dégradées et d’autres en ruine, murs lézardés… Selon des activistes en environnement, il y a vraiment urgence. Selon eux, «il faut arrêter les agressions de l’homme sur le patrimoine architectural». Ils ont néanmoins salué l’apport constant de l’Etat pour la préservation et la restauration du patrimoine. Des bâtisses au style architectural ancestral sont remplacées par des constructions modernes, sans même respecter la couleur initiale des façades, symbole des villes du Sud du pays.
Samira Sidhoum
 
Gotai Land : Un parc d’attraction otage de la bureaucratie
Créé il y a sept ans, le projet Gotai Land n’est pas encore opérationnel à cause de lenteurs administratives. Cet espace, qui s’étend sur une superficie de dix hectares, comprend des jeux aquatiques et de divertissement, une tente géante, un hôtel et un bain, ainsi que des espaces verts. «Ce projet est réalisé avec des fonds privés, suspendu jusqu’à présent pour cause de la bureaucratie…», regrette Hamid Gotai, fondateur du parc d’attraction à Ouled Djellal. L’idée a germé il y a quelques années, lorsqu’il travaillait pour Disneyland Paris. Il fait profiter son expérience professionnelle à sa ville natale, Ouled Djellal. Il a d’ailleurs tout «plaqué» pour l’amour de son pays. «Je veux investir dans mon pays et créer un espace de jeux, de détente et de retrouvailles pour les enfants et les familles.» Cependant, Hamid confie avoir des tracas administratifs, notamment faute de contrôle technique de construction, alors qu’il a entamé sa construction avant même l’instauration de cette mesure. Gotai Land est une oasis touristique et récréative grandiose. Implanté au cœur d’une palmeraie paradisiaque, ce parc d’attractivité, premier du genre à Ouled Djellal, est conçu genre Disneyland à l’algérienne. De quoi faire le bonheur des familles et des enfants. Dans cette oasis de jeux, un colossal parc aquatique est prévu. Ce projet est réalisé en partenariat avec une entreprise italienne. Les travaux n’ont pas encore démarré. Une partie du parc est seulement prête pour accueillir les estivants. Se voulant protecteur de l’environnement, Gotai a pensé à tout, notamment la préservation de la palmeraie environnante pour garder un territoire où se marient nature, modernité, agriculture et loisirs. Une dynamique économique est désormais implantée à Ouled Djellal, et qui garantira de nombreux postes de travail dans cette ville dont la composante majoritaire est jeune. Concernant les prix d’accès du grand public au parc, il a assuré qu’ils seront maintenus à 100 DA/personne, relevant que l’étude réalisée prévoit une moyenne de dépenses de 1.500 DA/personne à l’intérieur du parc (parking, accès, restauration, jeux, loisirs…). De nombreux citoyens, en particulier des parents, se montrent impatients de voir enfin ce parc, visible de la route telle une oasis, ouvrir ses portes. «C’est une fierté d’avoir un parc dans la région surtout que ce genre d’infrastructures est quasi absent. C’est une aubaine pour la famille en général et l’enfant en particulier.»
Avant même son inauguration officielle, les citoyens commencent déjà à affluer sur place pour s’enquérir de la date d’ouverture. «On ne veut surtout pas rater le jour inaugural. Le parc est tellement beau et imposant qu’on a hâte d’y venir», témoigne un fonctionnaire dans les assurances. Un autre visiteur a aussi fait le déplacement. Pour lui, le souci de réserver un lieu pour les vacances est réglé. «J’ai trouvé une adresse idéale pour passer les vacances d’été, et je n’ai pas à changer de wilaya», dit un père de famille de la commune de Ras El Miad. Pour lui, ce parc est complet. Il comporte diverses infrastructures (piscine, restaurant, jeux, hôtel, espaces verts…). Mohamed affirme que ce parc est une occasion pour se retrouver et se ressourcer.
Samira Sidhoum

 

Villégiatures : Pour un coucher de soleil à Zemmour D’hab
Un paysage à couper le souffle que cette immense et large palmeraie située dans la commune de Doucen, wilaya d’Ouled Djellal, entre Tolga au Nord et Ouled Djellal au Sud. Elle est à 30 km au bas-côté de l’Atlas saharien (versant Sud) qui débouche dans son versant Nord sur la ville de M’doukal (Batna).L’oasis verdoyante de Zemmour D’hab (olivier d’or) apparaît comme dans un mirage. Une myriade de palmiers. Du vert à perte de vue. Un régal pour les yeux. Qui se renouvelle chaque jour certes, mais unique pour le visiteur. On y vient et on y retourne fatalement, laisse entendre un habitant de Doucen. Mieux encore, il dira que c’est le coin favori des visiteurs notamment les photographes, les youTubeurs et les amoureux de la nature. Le moment tant attendu: le coucher du soleil. Une œuvre d’art naturelle. Le photographe immortalise le moment, à découvrir, à partager. Spectacle pittoresque. Un moment de pur bonheur. Les mots à eux seuls ne peuvent traduire la beauté réelle du site. Le revêtement de la route semble parfait pour une escapade. Malgré une chaleur étouffante, un vent doux rafraîchit les visages et apaise les âmes. Le cadre est agréable. Plusieurs voitures stationnent. Des touristes de plusieurs wilayas, en groupe ou encore en famille, marquent un arrêt, le temps de prendre un thé sahraoui accompagné de dattes locales, regarder jouer les enfants et filmer le coucher du soleil. «J’habite à Boussaâda. Je suis venu en famille pour me détendre dans ce cadre relaxant. Je viens chaque mois», témoigne un visiteur. Une dame d’un âge avancé affirme que c’est l’un des «plus» beaux coins de la région. Elle y vient régulièrement avec sa petite famille pour des retrouvailles avec d’anciens voisins qui habitent Zemmour D’hab. Aïcha confie: «Cette terre est bénie, et ce, depuis des lustres. La preuve, le visiteur se sent apaisé lors de son passage.» Mieux encore, poursuit-elle, «toute personne ayant un souci voit se dissiper son problème d’une manière magique et extraordinaire». Un autre visiteur de M’sila est venu à Zemmour D’hab avec sa mère souffrant de crises d’angoisse chroniques. «Ma mère a contracté deux fois laCovid-19. Elle s’en est sortie. Mais avec des séquelles. Aujourd’hui, elle est guérie grâce aux sorties régulières notamment à Zemmour D’hab. Elle s’est fait de nouvelles amies.»
Samira Sidhoum
 
 
 
Immatriculation : 51
Fiche technique 
Avant d’être hissée au rang de wilaya, Ouled Djellal était une commune de Biskra. Elle fut rattachée à cette wilaya après l’indépendance, lors du découpage administratif de 1974 avant de gagner le titre d’une wilaya déléguée en 2015 et de wilaya en 2019. D’une superficie de 11.410 km2, elle comptait, en 2008, 174.219 habitants. Grâce aux nombreuses routes qui ont vu le jour progressivement, cette nouvelle wilaya est devenue une plaque tournante du trafic routier, elle est délimitée au nord par la wilaya de M’sila, au nord-est par la wilaya de Biskra, à l’ouest par la wilaya de Djelfa, à l’est par la wilaya d’El M’Ghair et au sud par la wilaya d’Ouargla.