Ouverture du festival national du théâtre amateur : Un pont générationnel

Danses folkloriques et compositions musicales contemporaines étaient au menu de la cérémonie d’ouverture de la 53e édition du Festival national du théâtre amateur (FNTA), lundi, à la maison de la culture Ould Abderrahmane Kaki de Mostaganem.
Mohamed Takiret, le commissaire du festival, a exprimé, lors d’une brève allocution, sa détermination, avec la jeune équipe qui l’entoure, de donner un nouveau souffle au plus ancien festival d’Algérie et d’Afrique. «Je suis fier d’être commissaire à la tête de cette pyramide qui a vu passer tant de grands noms du théâtre algérien. Je rends hommage aux pères fondateurs de ce festival, notamment le regretté Djamel Bensaber, dont l’édition de cette année porte le nom», a-t-il indiqué. De son côté, le représentant de la ministre de la Culture a mis l’accent sur l’importance de ce festival, d’envergure internationale, et de son retour après deux ans d’interruption. «Le festival met en avant toute la richesse culturelle et patrimoniale que recèle notre pays. Il est d’autant plus important qu’il a été hérité de génération à génération et qui a fait percer, dans le domaine théâtral et artistique, plusieurs personnalités devenues figures qui inspirent à la solidarité, à la fraternité et nos mœurs et coutumes», a-t-il souligné lors de son allocution d’ouverture du festival. Le même intervenant rapporte que la ministre de la Culture fait savoir que le FNTA est une école de théâtre artistique qui existe depuis près d’un demi-siècle et qui a, à travers le temps, forgé le théâtre national et arabe.
Mohamed Merouani, directeur de la culture à la wilaya de Mostaganem a, pour sa part, souligné que le festival national du théâtre amateur est un pont générationnel entre pionniers dans l’art théâtral et jeunes qui souhaitent se faire une place dans ce domaine artistique.
La cérémonie d’ouverture a été animée par la troupe « Mosaïque » qui a présenté deux pièces théâtrales contemporaines : « Koul Wahed w’hokmou » et « El Guerrab ».
Par ailleurs, le FNTA accueillera, jusqu’au 30 septembre prochain, des troupes de théâtre amateur venues des quatre coins du pays. Des troupes venues de Palestine, du Sahara Occidental et de Tunisie participeront également, hors compétition. Le festival souligne, à travers les divers groupes d’artistes, toute la diversité de la création théâtrale, avec un répertoire varié allant du classique au contemporain en passant par la comédie.
Une pièce théâtrale a été présentée lors de la seconde partie de la cérémonie d’ouverture. Intitulée « Tajaïd Lebhar » (rides de la mer), elle a été écrite et mise en scène par Hichem Bousahla.
Le festival est reconnu, depuis plus de 50 ans, pour son ambiance conviviale, chaleureuse, et chaque année l’équipe s’engage à programmer des moments de rencontres et de sensibilisation des publics, à travers un accompagnement organisé autour d’actions de médiation multiples (ateliers pratiques, formations et temps d’échange).
Walid Souahi