Parc du Tassili N’Ajjer (Djanet) : Le défi de préserver une richesse menacée

Qui dit Djanet, dit Tassili N’Ajjer. Effectivement, la wilaya naissante se trouve dans le giron de cet immense plateau qui s’étend sur une superficie de 138.000 km2. Ce qui atteste du caractère incontournable du parc du Tassili N’Ajjer, lorsqu’il est question de la problématique du développement dans la région. Horizons essaie, dans cette dernière édition d’un reportage consacré à Djanet, d’ôter le voile sur l’importance du parc du Tassili N’Ajjer, dont la gestion est confiée à un office national. Selon sa directrice, Fatima Tagabo, tous les secteurs sont censés avoir l’aval du parc, avant d’entreprendre n’importe quel projet dans le cadre de l’opération de choix de terrain. Ça va de l’aménagement du territoire, en passant par les activités minières et touristiques, jusqu’à la création des périmètres agricoles et des zones d’activité. Le grand défi pour l’ONPCTA est de concilier protection et exploitation de cette richesse.

Le parc s’étend sur une superficie de 138.000 km2 et couvre deux wilayas, à savoir Djanet et Illizi. Cet espace recèle un nombre inestimable de sites et contenus archéologiques, toutes sortes confondues, indique Fatima Tagbo, directrice de l’Office national du parc culturel du Tassili N’Ajjer. Pour gérer au mieux possible le parc du Tassili, l’Office s’organise selon trois départements opérationnels, à savoir Bordj El Houes, Djanet et Illizi, en attendant la création de celui de Bordj Omar Driss, précise-t-elle.
Quant à la mission principale de l’ONPCTA, elle consiste en la protection et la valorisation du patrimoine naturel (relief, espèces végétales et animales…). Il se charge aussi du patrimoine culturel matériel et immatériel (art rupestre, textes poétiques, instruments musicaux, chants…). C’est dans ce cadre que l’Office a tracé une stratégie consistant en l’inventaire archéologique.
Seulement 23% du parc recensés
«Depuis 2014, notre équipe technique effectue des sorties sur terrain, lesquelles se poursuivent au niveau des différents sites où se trouve le patrimoine naturel et culturel à recenser. Nous avons pu dénombrer 19.294 contenus archéologiques. Des fiches techniques présentent l’état descriptif de chaque site tels les oueds, les tumulus, l’art rupestre», indique la directrice. Les données recueillies vont être numérisées dans le logiciel ArcGis d’information géographique. Ensuite, les introduire dans le logiciel de l’Office, permettant la mise en place d’une base de données actualisée, en fonction de l’avancement de l’opération d’inventaire qui est à 23%», ajoute-t-elle. L’importance de cet inventaire réside dans l’opération de choix de terrain pour tout projet ou exercice d’une quelconque activité. «Conformément aux dispositions du décret exécutif n° 12-292 fixant le statut de l’ONPCTA, rien ne peut se faire sans l’autorisation du parc. Et si le terrain faisant objet du choix se trouve dans un des sites recensés, l’Office émet des réserves», fait savoir la responsable.
Pour les terrains qui n’ont pas été recensés, l’équipe technique se déplace pour procéder à un constat immédiat, afin de donner l’avis de l’Office à l’institution concernée, poursuit-elle. Et au vu de l’efficacité de la méthode d’inventaire adoptée, les autres parcs ont signé des conventions avec l’Office, à l’instar de celui de l’Ahaggar.«Nos équipes se déplacent pour des missions d’inventaire sur les sites de l’Ahaggar. Nous effectuons 3 à 4 missions par an. L’essentiel est que la méthode a été transmise», souligne-t-elle. Toujours dans le cadre de la protection du parc, l’Office intervient de manière directe et intensifie ses patrouilles lors de la saison touristique.
Réfréner le braconnage
Evoquant les espèces animales qui sont en voie d’extinction, la directrice a expliqué que la région du Tassili a été affectée par la sécheresse. Ce qui a poussé le mouflon à se déplacer, en quête d’eau, vers les endroits les plus accessibles à l’être humain. Et bonjour le braconnage ! Pour minimiser la gravité de cette pratique, le parc veille, dit-elle, à séparer les espèces animales de l’être humain et à créer des étendues d’eau dans les domaines où ils vivent. La directrice affirme que le Tassili renferme une grande richesse animale et les espèces les plus menacées de disparition sont le fennec, la gazelle, le mouflon. Pour ce qui est de la valorisation du patrimoine du parc, l’Office organise plusieurs activités, telles que le mois du patrimoine prévu du 18 avril au 18 mai.
«L’édition de cette année verra la sortie de la première promotion des élèves de l’Ecole du patrimoine», fait-elle savoir. Elle est la création de l’Office visant à inculquer aux élèves du palier primaire la culture de la protection du patrimoine, suivant des contenus adaptés au programme pédagogique. Cela traite de différentes thématiques avec des sorties sur terrain et des ateliers de l’art rupestre. De la période préhistorique jusqu’au changement climatique», explique-t-elle. De même, l’Office a organisé, en décembre 2021 et durant une semaine, une manifestation culturelle nationale dite «Agnan Akali», qui veut dire le patrimoine de mon pays. Il s’agit d’accueillir à Djanet les musées de six wilayas en sus des cinq parcs, afin de les faire connaître à la population locale. Pas que. L’objectif étant aussi de décloisonner les espaces culturels et d’unifier la méthode de travail avec les musées en matière de protection et valorisation du patrimoine, sachant que les parcs représentent 80% de la superficie du territoire national. La manifestation a eu un effet très positif sur la redynamisation de l’activité touristique, où Djanet a connu, à cette occasion, l’affluence d’un nombre important de touristes.
Le saccage fait des ravages
Le plus grand défi pour l’Office est de mobiliser un maximum de moyens pour concilier protection et exploitation touristique des sites. «Ce n’est pas évident avec seulement cinq centres de surveillance et 22 agents de sécurité qui interviennent dans des zones isolées à risque. Nous avons déjà soulevé ce problème au niveau central dans l’espoir d’être pris en charge», relève-t-elle. Par ailleurs, l’Office assure des sessions de formation au profit des guides touristiques, de la tenue vestimentaire jusqu’au déplacement entre les sites touristiques de la région. «Le guide touristique doit disposer d’informations scientifiques exactes sur chaque site», précise Mme Tagabo. Par ailleurs, la responsable alerte contre les actes de saccage visant notamment les sépultures. «La région connaît une vague d’exploitation illégale de l’or, particulièrement dans les tumulus. Les parois du Tassili, elles aussi, subissent le comportement dévastateur des visiteurs. C’est un vrai gâchis pour le patrimoine», regrette-t-elle. Toujours dans le cadre de la préservation du patrimoine immatériel oral, l’Office s’échine à recueillir, sur des supports numériques, l’ensemble du patrimoine oral : poésies, proverbes, chants traditionnels. Et ce, dans le souci de l’immortaliser, enchaîne Mme Tagabo. C’est dire l’importance de la mission que l’Office tente d’accomplir avec les moyens du bord.
De notre envoyée spéciale, Aziza Mehdid
  Benabdellah Chaieb Eddour, wali de Djanet :  «La dépénalisation de l’acte de gestion a débloqué le dossier du foncier agricole»
Dans cette interview prévue avec le wali de Djanet, Benabdellah Chaieb Eddour, Horizons a tenté de transmettre, de vive voix les doléances et préoccupations des citoyens, élus et responsables, rencontrés dans le cadre d’un reportage consacré au développement de cette nouvelle wilaya. Malgré les multiples tentatives d’organiser une entrevue directe avec le premier magistrat de la wilaya, ce dernier a préféré répondre aux questions par écrit. Des réponses que nous avons essayé de reproduire littéralement. Aussi, le manque d’un chargé de communication au niveau du siège de la wilaya a énormément compliqué cette mission.
Djanet est, depuis plus d’une année, wilaya à part entière. Quelles sont les priorités que vous avez fixées en matière de développement ?
Depuis notre installation à la tête de la wilaya de Djanet par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, nous nous sommes attelés à la mise en place des structures de la wilaya, à savoir la prise en charge des infrastructures devant abriter des directions par la réalisation des aménagements pour l’ensemble des directions de l’exécutif de la wilaya.
Qu’en est-il des moyens financiers et humains déployés pour hisser Djanet au rang de wilaya ?
En matière de moyens financiers, la wilaya de Djanet a bénéficié, pour l’exercice de 2022, de deux enveloppes financières pour la prise en charge des programmes de développement à savoir, 1.520.000.000 DA pour les programmes sectoriels (PSD). La seconde est d’une valeur de 1.700.000.000 DA pour les programmes communaux de développement (PCD). Pour l’année 2021, une enveloppe financière de 520.000.000 DA a été accordée aux communes dans le cadre des PCD.
Le secteur de la santé dans le sud connaît toujours un manque en médecins, notamment spécialistes et ce, en raison des conditions de travail. Quelles sont les structures sanitaires prévues à Djanet et leurs capacités d’accueil pour parer au manque enregistré en la matière ?
Pour ce qui est du secteur de la santé, la wilaya de Djanet dispose d’un Établissement public hospitalier (EPH), de 2 établissements publics de santé de proximité, implantés à Djanet et à Bordj El Houes en plus de 12 salles de soins. En matière de personnel médical, la wilaya compte 45 médecins spécialistes, 42 médecins généralistes et 9 chirurgiens-dentistes. Pour le corps paramédical, elle recense 117 infirmiers et 107 aides-soignants ainsi que 8 laborantins, 5 radiologues, 4 psychologues. Concernant les structures prévues, nous avons une opération d’un EPH de 120 lits, dont l’étude est en cours. Pour ce qui est de logements affectés aux médecins, la wilaya a réservé un quota de 10 unités dédiées au secteur de la santé.
Est-ce que vous avez émis des propositions au niveau central pour améliorer les conditions de travail des médecins dans le sud, notamment le problème de logement ?
Notre souhait est qu’un quota de logements soit réservé aux médecins spécialistes qui seraient réalisés selon des normes de haut standing.
Qu’en est-il du programme de logements à Djanet ?
Pour le secteur de l’habitat, la wilaya dispose d’un parc conséquent. Dans la commune de Djanet, nous avons  différents programmes, LPL : 282 unités, RHP :340,  LPA :30, habitat rural : 3236, logements sociaux : 300 unités. Quant à Bordj El Houes, il y a 163 unités dans la formule LPL, 138 RHP, 1.482 pour l’habitat rural.
Concernant le secteur de l’éducation, quels sont les projets prévus ?
Les projets qui sont en cours de réalisation sont comme suit : 1 internat à Bordj El Houes, 1CEM à Djanet (base 6), 1 CEM à Bordj El Houes (base5), un groupe scolaire à Bordj El Houes, un autre groupe scolaire de type B à Djanet et un lycée à Djanet.
Quel est le nombre actuel des établissements scolaires, est-il suffisant ? Sont-ils tous dotés de cantines et de transport scolaire ?
Le nombre d’établissements scolaires dans la wilaya de Djanet est de 3 lycées, 8 CEM et 25 écoles primaires. Toutes les écoles primaires sont dotées de cantines, sauf deux écoles. Une à Tadant et une deuxième à Ifri, où des classes ont été aménagées pour assurer des repas chauds.
Une catégorie de la population locale se plaint du manque d’écoles privées et de crèches. À quand l’autorisation au privé d’investir dans ce secteur ?
Pour les écoles privées, nous sommes entièrement disposés à autoriser toute demande présentée dans ce sens.
Le secteur de l’agriculture s’avère promoteur à Djanet. Selon vous, quelles sont les potentialités cernées ? Peut-on dire qu’il s’agit d’un secteur émergent ?
Dès notre installation, nous avons procédé à la remise de 96 décisions aux bénéficiaires des terres agricoles. Concernant les périmètres agricoles, la wilaya en  24.
Outre l’agriculture, le secteur des mines commence à percer à Djanet. Pouvez-vous nous parler des projets recensés dans ce sens et de leur importance socio-économique pour la région ?
Djanet connaît dans le secteur des mines un projet d’envergure inscrit dans le cadre de l’industrie extractive. Il s’agit d’une unité d’extraction et de transformation de marbre et dérivés à savoir le granit, le cipolin, le travertin. Ce projet utilise une technologie de pointe de normes internationales, concernant le processus de traitement et de transformation de marbre. Aussi, plusieurs gisements et carrières de granit et de basalte sont ouverts au niveau du territoire de la wilaya, afin de subvenir aux besoins des agrégats destinés aux chantiers relevant du secteur du BTPH. Concernant l’exploitation artisanale de l’or, elle connaît un développement palpable et ce après l’entrée en activité de 35 artisans sur les différents sites miniers à travers les deux communes que compte la wilaya. Ainsi, le comptoir de l’or d’In Afalahlah continue à recevoir des quantités très importantes de minerais d’or à concasser, dont le tonnage global est de 663 tonnes, et ce depuis l’entrée en activité du comptoir à ce jour.
Djanet est une wilaya touristique par excellence. Selon vous, comment peut-on mettre en place une véritable industrie touristique dans la région?
Djanet dispose actuellement de 4 hôtels classés et d’un dortoir, de 44 agences de tourisme et d’un office de tourisme. Pour développer une industrie touristique, la wilaya envisage un plan de mise en place d’infrastructures d’hébergement touristiques relevant du secteur privé, notamment par l’injection de projets d’hôtels et campings touristiques au niveau de la zone d’extension touristique (ZET) de Djanet. Dans ce sens, sur un total de 8 projets programmés, 5 sont déjà installés. S’y ajoute l’approbation de 4 projets touristiques hors ZET et ce dans le cadre de la concession attribuée au niveau de la commission de wilaya de l’investissement (Calpiref). Nous avons aussi4 autres projets d’hôtels et de campings touristiques d’envergure horsZET, programmés pour approbation à la prochaine session de la commission Calpiref.
Djanet allait abriter le salon de l’artisanat, qu’en-est-il de cette manifestation ?
Pour ce qui est du salon de l’artisanat, la wilaya est disposée à accompagner le secteur une fois le dossier déposé auprès de nos services.
La population de Djanet se plaignait des distances qui compliquaient la gestion des affaires publiques et administratives, le nouveau découpage, a-t-il résolu ce problème ?  
Concernant le découpage administratif et depuis que Djanet a été promue au rang de wilaya, toutes des procédures administratives s’effectuent au niveau de la nouvelle wilaya.
Le président de la République a, à maintes reprises, souligné la dépénalisation de l’acte de gestion, un signe fort pour libérer les initiatives. Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que les premiers magistrats des wilayas se sont libérés des craintes émises auparavant et qu’ils peuvent assumer dûment leurs responsabilités ?
La dépénalisation de l’acte de gestion, suite à une décision du président de la République, est venue encourager les walis, à l’effet de booster le développement, notamment le dossier du foncier et la distribution des terres agricoles.
Entretien réalisé par : Aziza Mehdid
Djebrine Machar : Le mérite d’une découverte 
L’art rupestre fait la réputation touristique de Djanet. Le mérite de découvrir un fonds archéologique inestimable, dont regorge le parc du Tassili N’Ajjer, revient au vétéran du grand désert, Djebrine Machar. Ce dernier est un nomade issu de la tribu Kel Madak. Enfant du plateau du Tassili, Djebrine a eu l’occasion de rencontrer, pour la première fois, le chercheur Henry Lotte en 1935. Puis en 1943, les deux hommes ont entamé la découverte des peintures rupestres du Tassili. Ce n’est qu’en 1956 que le travail de découverte a été approfondi suite à une deuxième rencontre entre Djebrine et Henry Lotte. Une collaboration qui s’est poursuivie jusqu’au 1962. C’est dans ce contexte que Henry Lotte s’est spécialisé dans l’art rupestre du Tassili N’Ajjer, raconte El Hosseini Ayoub, un professionnel du tourisme à Djanet.
A. M.
Site archéologique de Dider : Plus de 270 gravures recensées
L’Office national du parc culturel du Tassili N’Ajjer(ONPCTA) a réalisé, en janvier 2021, un inventaire photographique archéologique sur le site dit Ideren. L’étude a brassé tous les contenus que comprend la paroi de Tintaghirt, la plus étoffée dusite, selon la directrice d’ONPCTA, Fatima Tagabo. Le site en question a déjà fait l’objet d’étude en 1970 par le chercheur Henry Lotte, spécialiste de l’art rupestre du Tassili N’Ajjer, lequel a fait ressortir près de 154 formes. Cependant, l’étude engagée par l’ONPCTA a pu découvrir d’autres formes, soit un total de 264 formes. Le travail de terrain a pris 15 jours et a abouti à l’identification de 48 gravures humaines et 200 gravures animales, dont des oiseaux, girafes, rhinocéros, hippopotames, éléphants. La directrice précise que 19 formes restent inidentifiables. Outre les gravures, la paroi renferme des écritures en tifinagh, complète-t-elle. Le site de Dider contient trois autres parois, à savoir Tinegoumadi, Oumassit et Tintaghirt, renfermant en tout 277 gravures.
A. M.
Plusieurs classifications du patrimoine : Une richesse certifiée
Tassili N’Ajjer est le plus ancien parc parmi les cinq parcs que compte le pays. Il a été créé en 1972, selon Fatima Tagabo, directrice de l’Office national du parc culturel du Tassili N’Ajjer. De par son importance, le parc a fait l’objet de plusieurs classifications nationales et internationales. En 1982, il est classé double patrimoine mondial naturel et culturel par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). En 1986, il est classé réserve de biosphère par l’Unesco dans le cadre du programme de l’homme et la biosphère et ce en raison de la vulnérabilité de ses écosystèmes. En 2001, la guelta d’Iherir, est une zone humide, classée site Ramsar d’importance internationale dans le cadre de la convention de Ramsar. En 2013, c’est l’Imzad qui décroche sa place sur la liste du patrimoine culturel matériel de l’humanité classé par l’Unesco, avant d’être suivi du rituel dit Sebeiba en 2014. Les vieux ksour, à savoir Adjahil, El Mizane et Zellouaz, ont également été classés, en 2018, secteurs sauvegardés du patrimoine national.
A M.
Ainsi s’achève ce reportage dédié à la capitale du Tassili N’Ajjer et qui s’inscrit dans le cadre d’une série de reportages que Horizons prévoit dans les dix nouvelles wilayas. Une mission durant laquelle Horizons a tenté d’être à l’écoute des citoyens et des élus, mais aussi et surtout de tendre le micro aux responsables locaux, notamment ceux de l’exécutif. Rapporter la réalité du quotidien des citoyens sans la maquiller et aller à la vérification des informations auprès des institutions officielles. Jouer le rôle de trait d’union entre administrateur et administré. Ce reportage se veut un accompagnement médiatique que Horizons a essayé d’assurer au programme de développement que le gouvernement a lancé et le veut inclusif.