Parlement : «Un projet ambitieux et important»

Le projet de loi fixant les règles générales applicables aux zones franches permettra de renforcer et de stimuler la production nationale, a affirmé la commission des affaires économiques et financières du Conseil de la nation dans son rapport préliminaire sur texte de loi présenté mardi en plénière.

«La mise en place d’un cadre juridique régissant les zones franches est une solution sur laquelle mise l’Etat pour assurer un véritable décollage pour une économie nationale productive», indique la commission dans son rapport. Estimant que «de nouveaux contours commencent à se dessiner pour l’écosystème d’investissement», la commission a jugé nécessaire pour concrétiser cette entreprise «d’adopter une nouvelle approche reposant sur la levée des obstacles bureaucratiques sur l’investissement au titre d’une nouvelle vision économique loin des anciennes pratiques», ajoute le rapport.
En vertu de ce projet de loi qui comprend 21 articles répartis sur 5 chapitres, la gestion de la Zone franche sera accordée contre une redevance à payer auprès de l’administration des domaines. Dans ce cadre, les  membres du Conseil de la nation ont appelé à accélérer la création de ce type de zones susceptibles de promouvoir les exportations nationales. Ils ont estimé qu’il s’agit d’un texte «ambitieux et important» qu’il convient de mettre en œuvre rapidement sur le terrain. De ce fait, ils ont affirmé que ce projet doit se concrétiser sur le terrain, notamment à la faveur de mesures pratiques, de nature à lever tous les obstacles bureaucratiques pour attirer les investisseurs. Ils ont aussi insisté sur l’importance de mettre en place des mécanismes clairs et précis pour dynamiser ces zones susceptibles de  promouvoir la production nationale, tout en rappelant la nécessité d’améliorer le climat d’investissement et de mettre en place un dispositif administratif «flexible» pour la gestion de ces zones «loin de toutes pratique bureaucratique». In fine, ils ont souligné l’impératif de prendre conscience du rôle de ces zones dans la diplomatie commerciale et économique du pays, affirmant que l’Algérie était en mesure d’être à l’avant-garde économique au double plan, régional et continental.