Parole aux intéressés : Des connaissances vagues des droits

 Les enfants des quatre coins du monde fêtent, ce mercredi 1er juin, leur journée mondiale. Et ce, afin d’attirer plus d’attention sur la protection, l’éducation, la santé et le bien-être des enfants. Ces derniers connaissent-ils la signification de cet anniversaire ? C’est ce que nous avons tenté de savoir en interrogeant un certain nombre d’enfants rencontrés notamment à la sortie de l’école.

«La fête de fin d’année scolaire a coïncidé cette année avec la célébration de la Journée mondiale de l’enfance et notre enseignant a choisi de terminer le programme avec une leçon sur les droits fondamentaux des enfants», indique Lina Chemime, rencontrée à la sortie d’une école primaire à Tizi-Ouzou. Yassmine Mouhous, une collégienne de 14 ans, sait que la convention universelle des droits de l’enfant compte dix droits fondamentaux dont elle cite ceux liés à la santé et à l’éducation. «Malgré certaines insuffisances, la situation de l’enfant algérien est beaucoup mieux que celle des autres pays sous-développés ou ceux qui vivent dans des zones de guerre comme en Palestine, en Ukraine, au Sahara Occidental, au Yémen», énumère-t-elle.
Pour ces enfants qui débordent d’énergie, l’ouverture d’espaces de jeux et de loisir notamment en cette période de grandes vacances devient une urgence. Et pour cause, Lyes Benali, 13 ans, estime que les vacances d’été ne riment pas forcément avec détente. «La plage pour nous c’est une fois par hasard quand mon père n’est pas fatigué, une raison pour laquelle je passe des heures et des heures à jouer avec mes amis sur le téléphone», confie-t-il.
Pour Dania qui vient de passer au collège, le 1er juin est une journée consacrée aux enfants. «Comme chaque année, notre enseignante nous demande de nous habiller en tenue traditionnelle et nous avons le droit toute la journée à des activités culturelles et les festivités se terminent avec une photo de groupe», raconte-t-elle.
Mme Malha, enseignante dans un établissement primaire à Tizi-Ouzou, plaide pour l’introduction des cours sur les droits des enfants dans les trois paliers scolaires et ce pour aider à la sensibilisation sur ces différents textes qui existent afin de mieux les préparer à devenir les adultes de demain. «Il est vrai que nous avons un arsenal juridique mais les plus hautes autorités du pays doivent veiller à son application sur le terrain, ce qui fait toujours défaut notamment en ce qui concerne la mendicité des enfants et les violences à leur égard», a-t-elle conclu.
Samira Belabed